Durée : 1h36mn
Titre original : 2019 - Dopo la caduta di New York
Année de production : 1983
Ce post-nuke rital est un sommet de kitsch que l’on peut toutefois trouver sympathique grâce à quelques bonnes idées de mise en scène et à son rythme haletant. Pour amateurs seulement.
L’argument : Dans un monde dévasté par la guerre atomique, un aventurier, dit Parsifal, part à la recherche de la seule femme féconde de la Terre.
Notre avis : Alors que les films post-apocalyptiques comme New York 1997 (1980) de John Carpenter et surtout Mad Max 2 (1982) de George Miller viennent de cartonner un peu partout dans le monde, les producteurs italiens, toujours en quête d’un bon filon à exploiter se lancent à corps perdu dans ce sous-genre que l’on a appelé le post-nuke. Avec des moyens extrêmement réduits, la plupart des réalisateurs italiens ayant oeuvré dans le western, le film d’espionnage ou encore l’horreur gore se retrouvent aux commandes de ces longs-métrages particulièrement fauchés et kitsch. Parmi les cinéastes très actifs à l’époque, Sergio Martino s’est souvent distingué par un réel savoir-faire pour peu qu’on lui attribue les moyens suffisants pour travailler. En ce début des années 80, le cinéma populaire italien commence sérieusement à décliner et la plupart des producteurs font des économies qui, malheureusement, se voient à l’écran. Ainsi, les décors et effets spéciaux de ce 2019 après la chute de New York (1983) sentent bon la maquette et les bouts de ficelle. Malgré le kitsch des costumes, ainsi que le ridicule de certains véhicules, Sergio Martino fait preuve de beaucoup d’ambition, au moins dans son pitch.
Pompant sans vergogne les derniers succès américains en date, le cinéaste nous donne sa version de New York 1997, mélangé à Mad Max, La planète des singes ou encore Star wars. Des influences aussi disparates donnent au film un aspect fourre-tout finalement assez sympathique, d’autant que l’idée de départ est tout de même passionnante : la stérilité de l’humanité et la recherche d’une unique femme féconde, thème repris plus de vingt ans plus tard dans Les fils de l’homme. Pourtant, ici, point de réflexion philosophique ou d’atmosphère glauque puisque l’ensemble baigne dans un premier degré intégralement voué à l’action. En ce sens, 2019 se distingue des autres films du genre par une multitude de cascades et de rebondissements qui dynamisent un script pourtant anémique. Joué avec les pieds par un casting uniformément médiocre, ce post-nuke kitsch au succès conséquent en France, demeure sympathique malgré ses innombrables défauts. Il s’agit sans conteste de l’un des dernier grands jalons du cinéma bis transalpin qui allait connaître un déclin inévitable peu après, Sergio Martino, le premier avec notamment Atomic cyborg.
