Sortie du blu-ray : 17 juillet 2012
Lucas Belvaux continue son oeuvre de moraliste avec un film glaçant qui devrait toucher un large public grâce à sa sortie en DVD et Blu-ray.
L’argument : Alors qu’elle rentre d’un voyage professionnel en Chine, Louise découvre que sa rue a été le théâtre d’un crime. Aucun témoin, tout le monde dormait. Paraît-il. Pierre, son mari, travaillait. Il était en mer. Paraît-il… La police enquête, la presse aussi. Jusqu’à cette nuit où Louise rêve. Elle rêve que Pierre lui parle dans son sommeil. Qu’il lui parle longuement. Lui qui, d’habitude, parle si peu.

Le film : Avec un peu plus de 208 000 entrées glanées au mois de mars dernier, le nouveau Lucas Belvaux a fait mieux que son magnifique La raison du plus faible, mais nettement moins bien que Rapt déjà porté par l’excellent Yvan Attal. Pourtant, son faux film policier adapté du roman de Didier Decoin est une belle claque tant son atmosphère lourde pèse sur le spectateur durant la totalité de la projection. Doté de qualités d’écriture exceptionnelles, d’une mise en scène discrète, mais très travaillée, et d’un jeu d’acteurs imparable, 38 témoins est un film marquant à ne pas négliger.
La critique complète : ICI
Les suppléments :
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Certes, l’entretien avec Lucas Belvaux (17mn) s’avère passionnant et confirme tout le bien que l’on pense d’un cinéaste qui cherche avant tout à comprendre les autres et non à les juger, mais ce supplément est tout de même bien frustrant. A part ce court module, on ne nous propose que la bande-annonce du film et c’est tout. Un peu maigre au vu des qualités d’une oeuvre plutôt marquante.
Image :
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L’image du blu-ray est absolument parfaite. Elle met en valeur le remarquable travail du directeur de la photographie qui parvient à sublimer la ville du Havre. Le rendu très froid de la photo est encore renforcé par la HD, tandis que la profondeur de champ accentue encore les lignes de fuite brisées de l’architecture havraise. Un pur bonheur sur le plan visuel.
Son :
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Disponible en DTS HD Master Audio 2.0 et 5.1, le film bénéficie d’un rendu sonore optimal et respectueux des volontés de l’artiste. On n’est évidemment pas ici dans l’esbroufe sonore, mais bien plutôt dans la restitution d’une ambiance lourde, rythmée par une musique menaçante qui s’invite sur les différentes enceintes harmonieusement.