Durée : 1h45mn
Titre original : Romancing the stone
Robert Zemeckis signe une comédie d’aventures drôle, enlevée et portée par un trio inspiré. Dépaysement garanti.
L’argument : Quand sa sœur est kidnappée par des gangsters à la recherche d’un diamant sans prix en pleine jungle colombienne, une romancière voit sa vie rangée basculer dans le danger. Seule, elle entreprend de secourir sa sœur et fait la connaissance d’un bel aventurier qui va la convaincre d’affronter mille dangers pour retrouver le trésor...
Notre avis : Robert Zemeckis, alors petit protégé d’un certain Steven Spielberg, n’a encore aucun succès commercial à son actif lorsqu’il est engagé par l’acteur-producteur Michael Douglas afin de mettre en scène une comédie d’aventures qui compte bien surfer sur le triomphe de la série des Indiana Jones. Pour l’occasion, on décide de réunir à l’écran un trio appelé à devenir célèbre : Michael Douglas, Kathleen Turner et Danny de Vito forment une parfaite combinaison comique qu’ils reprendront plusieurs fois par la suite. Partant d’un scénario finalement assez classique, le réalisateur a su alterner avec un rare bonheur de pures séquences de suspense avec des scènes comiques jamais lourdes.
Le film débute par un faux western aux clichés tellement énormes qu’ils font sourire. Cette séquence impose immédiatement le ton du film, à savoir un mélange de parodie mêlée à du respect pour le cinéma de l’âge d’or hollywoodien. Le personnage incarné par Kathleen Turner est particulièrement drôle car la romancière fâchée avec l’existence va devoir faire face à des situations extrêmes auxquelles elle n’est pas préparée. Grâce à son courage, elle finira par réussir sa mission et trouvera l’amour tant recherché dans les bras du bel aventurier cynique.
A la poursuite du diamant vert (1984) est finalement une œuvre plus fine qu’elle paraît puisqu’elle se joue des clichés pour mieux nous les faire avaler. Au-delà de ce simple constat, le métrage est surtout un excellent divertissement, drôle, enlevé et porté par une mise en scène diaboliquement efficace de Zemeckis. La musique d’Alan Silvestri se démarque des pompeuses et tonitruantes orchestrations symphoniques de l’époque en privilégiant une ambiance new wave, certes démodée, mais tout à fait agréable. L’énorme succès rencontré par le film a permis à ses trois acteurs de devenir de véritables stars, à son réalisateur de faire partie du cercle très fermé des cinéastes bankable (qui rapportent de l’argent aux studios) et de tourner une suite moins lucrative intitulée Le diamant du Nil (1985), cette fois réalisée par Lewis Teague.
Par audreyel
Ce film est un des meilleurs que j’aie jamais vus ! Il y a de tout ! : de l’aventure, de l’humour, de l’amour,... Je le conseille à tous ceux qui ne l’ont pas encore vu !
Par LeSariDeMadame
Film qui date de mon adolescence, et que j’avais, comme beaucoup, aimé à sa sortie. Mais bofbof le revival 80’ : A part les jambes de Katleen Turner (qui connait encore cette actrice qui fut tellement à la mode alors ???) tout a mal, très mal vieilli. Ou sont passés l’humour et le charme que je lui avait trouvé à l’époque ? C’est peut-être moi qui les a perdu ?Toutefois même mes enfants ont trouvé ce film plutôt ennuyeux et même pas dépaysant. Malgré tout, Zemeckis reste assez efficace dans les phases (...)