Accueil > Les réalisateurs > P > Putch, John > American pie 7, les sex commandements - la critique + test DVD

American pie 7, les sex commandements - la critique + test DVD

Kamafoutraque

Acheter sur Priceminister

- Sortie DVD : le 8 décembre 2009

Le dernier avatar dégénéré de la franchise American Pie pousse l’obsession sexuelle des adolescents encore plus loin. Plus de 20 ans s’abstenir.

L’argument : Dans ce nouvel opus d’American Pie, retrouvez encore plus de filles hot et de délires ! Rob, Nathan et Lube sont prêts à tout pour conclure avec les filles les plus chaudes du lycée. A la bibliothèque, ils découvrent LA bible du sexe écrite par d’anciens élèves et remplie de commandements pour réussir des exploits sexuels... Mais certains passages ont été effacés, ce qui ne va pas leur faciliter la tâche !

notre avis : Ceux qui n’ont pas l’habitude d’écumer les étales des vidéo-clubs l’ignorent peut-être, mais la saga American Pie fête cette année son 7e avorton. Si, si. Après les triomphes des 3 premiers titres qui ont su adapter l’esprit chaudasse des Porky’s et autre Police academy à la production adolescente du début des années 2000, les producteurs ont poussé le vice plus loin pendant toute une décennie, avec des direct-to-vidéo parfaitement oubliables. Basés sur une jaquette sexy (donc avec une nana à gros nibards, puisque telle semble être la conception du mot « sexy » chez l’ado) et sur une vague filiation avec les personnages originaux (le cousin de machin du premier volet...), les produits plutôt à l’aise avec la nudité féminine, surtout quand la plastique a été refaite, ont multiplié les gags à caractère sexuel, dans tout ce qu’ils ont de plus dégradant et avilissant. Le délire adolescent boutonneux poussé à son paroxysme.
Le dernier volet, réalisé par un certain John Putch, artisan depuis plus de 20 ans au service de la vidéo et de la télévision, ne fera pas référence dans le genre et se contente d’aligner les situations scabreuses les plus grotesques et aussi les plus éculées à un rythme qui, au moins on le reconnaîtra, ne fléchit jamais. Turlutte au sandwich, aspirateur labial, mise en ligne systématique de vidéos compromettantes, vieille maquerelle qui clamse lors d’une dernière pipe mémorable, dialogue obscène retransmis au micro lors d’une cérémonie religieuse, viol d’un bourrin par un élan en images de synthèse...
La découverte du Book of love, un livre légendaire depuis 30 ans au sein du campus, par les trois héros puceaux du film, n’est qu’un prétexte pour les mener sur les voies de l’amour, alors que, entre nous, le but ultime est d’offrir aux plus jeunes des spectateurs, un spectacle « unrated » vil et vicieux. Dans des rôles qui se font écho, on notera la présence d’Eugene Levy, le père marrant de la trilogie originelle, et celle de Rosanna Arquette qui cachetonne en mère jamais à cours de conseils sexuels pour son gamin.
On ne connaît pas encore les méfaits d’une telle saga sur la cervelle ramollie de la génération 2000, mais en tout cas, les plus vieux peuvent s’estimer heureux. S’ils ont fait l’impasse sur les sexy teen comédies de cette époque, ils n’ont vraiment rien raté.


Le DVD

Une édition bâclée destinée à une consommation fast food.

Les suppléments

Aux dernières nouvelles, rien n’a été prévu pour cette édition.

Image

Perfectible dans sa définition, il lui manque une vraie profondeur dans ses couleurs. La copie est chiche en détails.

Son

La V.O. 5.1 Dolby Digital est pêchue et dynamise une bande-originale riche en hits contemporains (Katy Perry et plein de gros sons américains). La piste française, traitée également en 5.1, est franchement plate comme une limande, un comble pour une œuvre aussi gonflée du soutif.

Frédéric Mignard




Il n'y a pas encore d'avis pour cet article. Soyez le premier à proposer votre avis !

Votre avis