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Appaloosa - la critique

Les trois font la paire

Note moyenne des internautes :

- Durée : 1h55mn

Pour son deuxième film en tant que cinéaste, l’acteur Ed Harris livre un western réjouissant à l’humour noir distancié. Une belle surprise.

L’argument : Au Nouveau-Mexique, en pleine conquête de l’Ouest, la petite ville minière d’Appaloosa vit sous la domination du tout-puissant Randall Bragg et de ses hommes, qui n’ont pas hésité à éliminer le shérif. Pour mettre fin au règne de la terreur, la communauté fait appel au marshal Virgil Cole et à son adjoint, Everett Hitch, réputés pour avoir ramené la paix et la justice dans des villes où plus aucune loi n’avait cours. Pourtant, cette fois, Cole et Hitch vont se heurter à un adversaire d’une autre dimension. Leurs méthodes implacables risquent de ne pas suffire. L’apparition d’Allison French, une séduisante veuve, va aussi mettre leur duo à l’épreuve.

Notre avis : Le western n’en finit pas de renaître de ses cendres, comme le prouve encore cette deuxième réalisation d’Ed Harris. Après avoir rendu hommage à Jackson Pollock en 2000, l’acteur a décidé d’adapter le roman de l’écrivain américain Robert B. Parker, et de livrer une belle histoire d’amitié entre deux hommes, le marshal Virgil Cole (Harris) et son adjoint Everett Hitch (Viggo Mortensen). Alors qu’ils atterrissent dans la ville d’Appaloosa pour restaurer l’ordre, la complicité du « couple » est remise en cause par l’irruption de l’excentrique et séduisante Miss French (Renée Zellweger), figure de la femme moderne, avec laquelle ils vont former un triangle amoureux savoureux. A eux trois, ils nourrissent un récit impressionnant de talent (écriture, jeu des comédiens et efficacité des dialogues).
Il ressort de cette aventure un humour original marqué par le recul que nos "héros" semblent avoir sur les rôles qu’ils tiennent, dans un monde d’une grande cruauté. Le marshal et son adjoint ne sont pas si éloignés de leur ennemi Randall Bragg (Jeremy Irons) ; ils sont des figures mythologiques qui se considèrent et se respectent tout en suivant des voies différentes. Cette approche, plus comique que dramatique, assez surprenante dans un tel contexte, tranche avec l’aspect crépusculaire des grands westerns de ces dernières années, tel qu’Impitoyable ou encore le récent L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, mais elle relève toutefois d’une approche mélancolique et distanciée par rapport au genre. Quelques scènes à la violence brute et soudaine viennent déstabiliser l’atmosphère détendue du métrage, ce qui rappelle que les protagonistes évoluent dans un univers dangereux ; l’humour et l’ironie sont alors salvateurs face à la mort qui peut les surprendre à tout moment.
Les spectateurs téméraires qui iront goûter au grand Ouest américain se réjouiront de la forme d’Appaloosa, autre gage de réussite, qui, grâce à de jolis panoramiques et à une esthétique dorée signée par le directeur de la photographie de Danse avec les loups, magnifie les paysages du Nouveau-Mexique. La mise en scène, d’une grande élégance, démontre que l’auteur sait filmer avec style un scénario, certes, assez classique, mais non dépourvu d’ambiance.

Stéphane Caillet

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Les avis des internautes

 

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Par Norman06

Le western est un genre de plus en plus rare, mais force est de reconnaître que ses dernières incursions s’avèrent magistrales. Ed Harris réalisateur retrouve le souffle de Ford et Mann ; et en tant qu’acteur il est à la fois le Stewart et le Wayne de L’Homme qui tua Liberty Valance. Subtile parabole sur la justice et prises de vues superbes, dans un style contemplatif qui ne donne pas dans le maniérisme. Un must.

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