logo avoir-alire
 Rechercher sur avoir-alire  
 Accueil > Les réalisateurs > N > Nolan, Christopher > The Dark Knight, le chevalier noir - La critique + test blu-ray

mercredi 21 juillet 2010

  Le noir lui va si bien

The Dark Knight, le chevalier noir - La critique + test blu-ray

 


 

L'avis des internautes (2 avis -  - Moyenne :  )

1 avis
1 avis

The Dark Knight de Christopher Nolan explose tous les standards et ridiculise la concurrence. Une réussite indiscutable et le meilleur Batman au cinéma.

L’argument : Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l’aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L’association s’avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...

Notre avis : Avec Batman Begins, Christopher Nolan faisait renaître un mythe de ses cendres et relançait la franchise Batman en faisant oublier deux épisodes de mauvaises blagues Schumacheriennes. Avec The Dark Knight, le chevalier noir, le nouveau volet de la saga, le cinéaste très doué place la barre encore plus haut en transcendant toutes les attentes et en signant la transposition idéale de Batman sur grand écran. Pour cela, il puise à la fois dans la noirceur totale des comics de Frank Miller et la folie baroque de ceux de Alan Moore, respecte une gradation crescendo relevée par des phases spectaculaires (l’impressionnant transfert de Harvey Dent dans un Gotham à feu et à sang) et renoue en creux avec des thématiques obsessionnelles depuis son premier Following. Malgré sa dimension industrielle (grand film de studio Hollywoodien produit par Warner), The Dark Knight trahit à chaque plan l’identité de son auteur et surtout son état d’esprit. Cohérence dans l’univers de Batman donc mais aussi dans le parcours du réalisateur.

(JPEG)
© Warner Bros

Nolan a un sens du rythme consommé et sait ménager les respirations aussi bien que les temps forts sans jamais fatiguer. Même si le récit repose sur la déliquescence tragique de Harvey Dent/Double Face (Aaron Eckhart), Heath Ledger, à qui le film est naturellement dédié, délivre une prestation monstrueuse et hallucinante en Joker et respecte le caractère ludique de son personnage, sans tomber dans le cabotinage bouffon de Jack Nicholson dans le premier Batman signé Burton. L’acteur vampirise le film sans nécessairement apparaître à l’écran. Par sa simple présence démoniaque, il représente une menace mentale et laisse craindre le pire au détour du plan suivant.

(JPEG)
© Warner Bros

L’ambivalence psychologique des autres protagonistes (tous plus ou moins atteints de schizophrénie et remarquablement interprétés par des pointures) s’accorde avec la spirale événementielle tendue, elle-même reflet de la déréliction qui sert de matière première au film. Si Batman Begins revenait aux sources et aux traumatismes d’un super-héros neurasténique, The Dark Knight propose par la grâce du montage parallèle une plongée intense et délétère dans Gotham, ville gouvernée par la peur et gangrenée par l’insécurité, à travers différents milieux (la police, la pègre). Les ombres de cinéastes comme Don Siegel et Michael Mann planent sur le récit et donnent une puissance supplémentaire aux images crépusculaires. A la fois hommage aux grands thrillers paranoïaques des années 70, parabole contemporaine sur l’obsession sécuritaire US, réflexion sur le pouvoir et immense film de super-héros (peut-être le meilleur ?), The Dark Knight n’est rien de moins qu’un authentique chef-d’œuvre dans un genre habitué à un standard très élevé. Chaque séquence a quelque chose d’anthologique. Sur un film de deux heures trente, qui dit mieux ?


Le Blu-ray

(JPEG)

L’édition blu-ray est tout simplement une tuerie en 2 disques, avec un bel écrin métallique.

Les suppléments
(JPEG)
Répartis sur deux disques les extras, faute d’être extra-ordinaires, sont profus, variés et souvent passionnants. Les puristes regretteront l’absence de tous commentaires audio, les autres se satisferont de la palette de bonus proposés et notamment du making-of sur la toute première galette. Celui-ci, en 18 parties, remplace allègrement les commentaires. Il revient sur les moments forts du film, comme l’utilisation du filmage Imax, le tournage des scènes spectaculaires (explosion de l’hôpital, crashes de l’hélicoptère, la course-poursuite en ville...). Le mode mini-focus permet la visualisation de ces commentaires de scènes pendant le visionnage du métrage. Passionnant.
Sur le deuxième disque, Warner nous propose tout d’abord La technologie de Batman (HD - 46’). Ce module nous divertit d’un historique et d’une description des joujoux favoris de Batman : on revient notamment sur l’évolution de son costume (Ze Batsuit !), sur sa ceinture, sa Batmobile... Assurément un supplément passionnant pour les accrocs, ainsi que pour les néophytes.
Vient ensuite Batman démasqué, la psychologie du Chevalier Noir (HD - 46’). Des sombres origines du mythe (la Grande Dépression des années 30 et la propagation du Crime), tout le psyché de cet être torturé est analysé (le conflit entre le Bien et le mal, la notion du choix...) avec conviction, par des intervenants déterminés à rendre l’icône plus profond que le noir des ténèbres. Une bonne synthèse du personnage et de ses contradictions.
Gotham tonight (HD - 47’) nous dévoile 6 journaux télévisés fictifs, en provenance de Gotham. Ces documents imitant nos TV news, avec beaucoup de sérieux, reviennent sur l’actualité complètement « bat » de la ville. Une vision parallèle du récit absolument passionnante, qui permet de prolonger le plaisir du film avec des reportages, des débats et des interventions diverses toujours à propos.
On apprécie également beaucoup les efforts autour des galeries de photos : les cartes du Joker (au sens propre, des cartes avec des motifs de jokers assez sombre) ; l’art concept (nous propose des photos des créatures de la nuit de Gotham, des croquis sous tous les angles du costume de Batman, ses armes...) ; l’art de l’affiche (douze magnifiques visuels) et enfin les photos du plateau et autres clichés d’exploitation.
Après ce supplément conséquent, le blu-ray nous permet de retrouver toutes les bandes-annonces, à savoir trois trailers et six spots télés. Que du bonheur !

Image
(JPEG)
Une édition de référence ! L’éditeur a eu l’excellente idée d’inclure les scènes tournées pour les salles Imax (70mm) dans le métrage d’origine (35mm). On se retrouve alors avec un ratio classique - 2.40 (du Cinémascope donc) alternant avec les séquences plein-écran (ratio 1.78), pour retranscrire les passages en Imax (le braquage de la banque ; des plans aériens sur Hong Kong...). Les nombreux changements de format se font dans la discrétion sans déstabiliser le visionnage.
Au niveau de la qualité de l’image, on notera la précision fascinante du piqué qui recompose la peau des visages et reconstitue à la perfection les matières, sans jamais trahir les incroyables effets spéciaux. Le contraste se fait dans l’harmonie des couleurs (toutes utilisées au bon dosage) et des noirs (toujours profonds et immaculés). Débarrassé de tous les parasites neigeux, le blu-ray de The Dark Knight se déguste visuellement sans modération !

Son
(JPEG)
Truffées de pistes inutiles pour les Francophones (portugais, allemand, italien...), on peut regretter que la seule piste française présente sur le disque ne soit pas en Dolby TruHD. Mais, me direz-vous, l’intérêt n’est-il pas toujours dans la version originale ? Aussi, les amateurs de V.O. seront gâtés. Outre la piste D.D.5.1 et, pour les mal-voyants, une piste en audiovision (2.0), on retrouve ici l’impressionnante présence d’un Dolby Tru-HD, décompressé de tous complexes. Il mérite le coup d’oreille, permettant une remarquable spatialisation du score (quasi omniprésent), des dialogues frontaux d’une belle clarté, et une armada d’effets nourrissant très régulièrement les arrières. Attention aux tympans.

(JPEG)





   L'AVIS DES INTERNAUTES

  • Proposer votre avis
  • (Il y a 2 avis actuellement)

    Norman06
     
    s'inscrire   Devenir membre  
    Connexion   Se connecter  
     
    Newsletter :  

    A l'affiche cette semaine
    Toutes les sorties de la semaine



     



    Paris Première
    Rechercher les séances de ce film avec 
     
     



    Vos articles préférés cinéma
    Sexy Dance 3 the Battle 3D - la critique et les photos - Camp rock 2 (le face à face) - la critique - Piranha 3D - la critique - Karaté Kid (2010) : le reboot d’une franchise culte des années 80 - Sexy dance 2 - la critique - Justin Bieber chante avec Jaden Smith pour Karaté Kid - Sexe, mensonges et vidéo - La critique - Weirdsville - la critique + test DVD - Pauline et François - la critique - American pie 7, les sex commandements - la critique + test DVD - 800 Fantasy Lane - la critique + le test DVD - Burlesque - Christina Aguilera comédienne - James Cameron critique Piranha 3D - Le dernier exorcisme (the last exorcism) - la critique - L’American Idiot de Green Day adapté au cinéma - Le bruit des glaçons - la critique - MacGruber - Saturday Night Live au cinéma - Be Bad - la critique - Opération 1max2ciné : tous les jeunes au ciné le samedi - Salt - la critique - Ce que je veux de plus - La critique - Piranha - extrait ultra gore ! - Le premier qui l’a dit - la critique - Submarino - la critique - Survival of the dead - la sortie DVD et Blu-ray française - 67e Mostra de Venise : du 1er au 11 septembre - Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures) - la critique - Twilight chapitre 2 : tentation (New Moon) - les affiches - Super Blonde - La famille Jones - La critique -
    Les derniers films du ciné club
    La chambre verte - Fantômas (1964) - la critique - La menace - la critique + test DVD - Les mots bleus -la critique - La balance - la critique - Der Stolz der Firma (L’orgueil de la firme) - la critique - Fräulein Piccolo (Mademoiselle Piccolo) - la critique - L’insoumise - la critique - Roi, dame, valet - La critique - L’animal - la critique - Le corps de mon ennemi - la critique - Le mort-vivant - la critique - L’homme du sud - Ca c’est passé à Rome - La critique - The changeling (l’enfant du diable) - la critique - Les jeunes maris - la critique - Le cercle rouge - la critique - Point limite zéro - la critique - La révolte des morts-vivants - la critique - Who’s that girl ? - la critique - Manhattan - la critique - Rambo - la critique - Cobra - la critique - La 36ème chambre de Shaolin - la critique - Inspecteur Lavardin - la critique - Shaolin contre ninja - la critique + test DVD - Le ninja blanc - la critique - Solo pour une blonde - La critique - Alone in the dark (1982) - la critique - Shanghai Surprise - la critique -
    Les films cultes de la rédaction
    Piranha 3D - la critique - Malpertuis - la critique - Point limite zéro - la critique - La révolte des morts-vivants - la critique - La 36ème chambre de Shaolin - la critique - Avril brisé - la critique - Deranged - la critique - New-York 1997 - la critique - Le miroir - la critique + test DVD - Caligula, version intégrale - la critique - Ken Park - la critique - Wolfman, director’s cut - Que vaut-il ? - Blood feast - la critique - L’horrible docteur Orlof - la critique - Citizen Kane - la critique - Abattoir 5 - la critique - The collector - le test blu-ray + DVD - Planète interdite - la critique - Dans les griffes de la Hammer - la critique - The collector - la critique - Le port de l’angoisse - la critique - La chevauchée des bannis - la critique + test DVD - The Devil and Daniel Webster (tous les biens de la terre) - la critique + test DVD - Tetro - le test DVD - Les moissons du ciel - la critique - Monty Python, La vie de Brian - la critique - Subway - la critique - Marquis - la critique - Les derniers jours du monde - le test DVD - Le grand bleu - la critique -

    Accueil   | mini-sites  | partenaires  | l'équipe  |     
    Tous droits réservés aVoir-aLire.com 2001-2005
    aVoir-aLire est réalisé grâce au système de publication SPIP- Hébergement nexenservices.com - Agence Web RECIPROK
    Conformément à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés,
    le site www.avoir-alire.com est enregistré à la CNIL sous le numéro : 1033111.

    Liens partenaires : Cinéma et DVD - Bedeo.fr : bande dessinée - BD - Festival Angoulême 2009 - Achat DVD - Annonces gratuites pour les enfants - Courts-métrages en VOD et DVD - oeil-ecran.com - Toute l'actu TV - Vente parfum en ligne