Dubosc revient au cinéma six mois après Incognito, et revisite les classiques à l’occasion d’une comédie fantastique loufoque prévue pour les vacances de la Toussaint. Un nanar, un vrai, mais tellement décalé qu’on lui donne la palme du culte pour 2009 !
L’argument : Professeur de mathématiques, Régis Deloux a un jour le pouvoir de voyager dans les films où il rencontrera enfin la femme de ses rêves.
Notre avis : Film insortable, finalement distribué in extremis pendant les vacances de la Toussaint, Cinéman (de la famille des Superman, Batman & cie) est un pur condensé de ratage cinématographique, un OVNI foireux qui propulse Franck Dubosc à travers des saynettes cinématographiques, tel un chevalier errant de film en film, pour protéger sa dulcinée, kidnappée dans son Sissi par un personnage pervers joué par le décalé Martin Laval (on pense d’ailleurs beaucoup à King Guillaume dans un genre tout aussi clownesque). Vous ne comprenez rien à ce pitch ? Pas grave, il n’y a rien à capter, il faut juste supporter un cafouillage d’1h30 où les moyens et les effets spéciaux sont au rendez-vous, mais pour autant tout capote. Même l’actrice principale, la regrettée Lucy Brown, est doublée en français, ce qui accentue le caractère artificiel de tout l’entreprise.
Alors Cinéman, un désastre irregardable ? Sûrement pas ! On peut trouver un certain plaisir masochiste devant les sempiternelles pitreries de Franck Dubosc, qui ose la singularité de son humour jusqu’au bout, au détriment du grand public qui sera forcément largué. Seuls les amateurs de nanars et de bis pourront apprécier à sa juste valeur pareille loufoquerie.
Bref, au final c’est bien plus frappé qu’un Lucky Luke par trop conventionnel ; ses prises de risque dans un univers absurde à la Monty Python lui confèrent un capital de sympathie immédiat. Pour information, nous n’avions pas été invités en projo de presse et le film a donc été vu en live, dans une salle parisienne, pleine de mômes qui étaient largués (j’imagine la tête des parents !). Visiblement, même aux enfants, cet humour impitoyable qu’est celui du Cinéman, ne parle pas. Sacré Franck, nous, on continue à bien t’aimer !
