La loi de l’emmerdement s’applique aussi au spectateur, bien mis à mal dans ce simulacre de comédie à la Guy Ritchie qui se contente d’aligner les effets et les gags faciles.
L’argument : Dans quelques heures, Elias terminera sa peine conditionnelle qu’il effectue depuis deux ans comme infirmier aux urgences. Mais ce qui s’annonçait comme une belle soirée vire à la catastrophe lorsque débarque dans son service Rudy, un de ses anciens complices, qui vient d’avoir un accident de voiture. Celui-ci fuyait les terribles frères Ortega, à qui il eu la très mauvaise idée de voler leur butin après un gros coup chez un diamantaire. Découvrant rapidement que les diamants volés sont cachés dans son hôpital, Elias a une nuit pour être le premier à mettre la main dessus et ainsi sauver la vie de son ami. Dans un hôpital grouillant de policiers et de truands mal intentionnés, il va devoir se montrer très astucieux.
Notre avis : Voilà un film qui porte très mal son titre, La loi de Murphy. Vous savez cette malédiction qui s’applique aux plus malchanceux à qui il arrive toujours un flot de catastrophes. Alors oui, le héros du film, brancardier en sursis, est a priori malchanceux puisque sa remise de peine est sur le point d’expirer et que c’est à ce moment précis que ressurgit son passé de malfrat à l’hôpital où il bosse, sous les traits de personnages aux mines patibulaires.
Mais, dans ce déluge de hasards et de coïncidences, tout finit toujours très bien pour lui, y compris dans les pires situations, car à vrai dire c’est une comédie de cinéma, et c’est bien connu que dans le genre, la plupart des productions existantes pourraient prendre le risque de s’intituler similairement, car après tout il arrive tout et n’importe quoi aux protagonistes des films comiques, surtout les plus grosses merdes (excusez l’expression). Les œuvres de boulevard en sont une belle illustration et ne parlons pas du pauvre Pierre Richard dont les incarnations cultes des années 70 et 80 étaient systématiquement placées sous le signe de la scoumoune.
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Le problème avec La loi de Murphy, c’est que cette « loi de l’emmerdement » devient très vite un prétexte cinématographique a bien du cabotinage et beaucoup d’hystérie. Le montage a beau jouer à fond la référence nerveuse et rythmée aux œuvres de Guy Ritchie, rien n’en ressort de bien positif. Tout le monde s’agite et s’excite beaucoup autour de gags inlassablement médiocres et de dialogues tous aussi fumeux. En plus, malgré quelques comédiens qu’on a su aimer ailleurs (Fanny Valette dans La petite Jérusalem ; Pio Marmaï dans Le plus beau jour du reste de ma vie...), les vedettes souffrent d’un flagrant manque de charisme et ce n’est pas Omar Sy en Gitan noir qui nous fera changer d’avis. A trop surjouer et à rouler des yeux, le comique oublie que la subtilité existe aussi en comédie. Pis, à trop vouloir exister au cinéma (9 films en 2009 dont trois doublages d’animations !), il en oublie la nécessité artistique du choix et surtout du bon choix. Il s’en remettra, les producteurs de ce film plus difficilement.
