Une comédie romantique avec la star de Ghost whisperer au goût sympa du DTV sans prétention.
L’argument : Lors d’une soirée alcoolisée, Alice, une femme mariée est heureuse en ménage fait un pari avec sa sœur : elle envoie à son mari une carte anonyme de Saint-Valentin pour voir sa réaction. Voyant que celui-ci la cache , Alice va enquêter sur son cher époux et cela va déclencher une série d’événements et de révélations qui vont mettre en péril son couple et la conduire à se venger.
Notre avis : Présenté au marché du film cannois en 2005 et sorti peu après en salles dans de nombreux marchés dits secondaires, voire tertiaires (Norvège, Corée du Sud, Liban, Emirats arabes unis...), Amours & trahisons a eu bien du mal à se faire une place sur les principaux marchés (USA, Allemagne ou France), sortant seulement 2 ans après chez nos amis d’Outre-Manche. Chez nous, il aura donc fallu attendre cinq ans avant que cette comédie ne soit exploitée directement en DVD, principalement en raison du succès soudain de la comédienne Jennifer Love Hewitt dans The ghost whisperer.

En 2004, quand la jeune star un peu bimbo démarrait le tournage de Amours & trahisons, sa carrière battait de l’aile, d’où un court séjour chez ses cousins anglais chez qui elle tourna coup sur coup deux comédies romantiques americano-britanniques, celle-ci et l’imbuvable Si seulement. Des deux, Amours et Trahisons, si on la considère comme un petit produit vidéo sans prétention, est probablement la plus aimable.
Il y est question d’une épouse délicieuse (Jenny, of course !) qui décide de tester son époux, célèbre avocat interprété par le mimi Jimi Mistry, pour relancer leur quotidien conjugal. Mais en se faisant passer pour une mystérieuse et sexuelle inconnue, elle va découvrir que son époux est un trompeur invétéré. Avec dans les coulisses, un ami du couple, profondément amoureux de la donzelle, un trio amoureux se dessine, auquel il faut ajouter en plus la maîtresse à caractère du mari et la sœur nympho de l’épouse bourgeoise.
Franche dans ses intentions romantico-sexuelles, avec ses quiproquos de comédie valentine, le film de John Hay permet à ses spectateurs de passer un moment de divertissement distrayant, et se regarde gentiment jusque dans son aboutissement forcément prévisible. Bref, télévisuel, mais potable !
DVD vendu à un prix réduit, Amours et trahisons n’est pas là pour donner dans le collector...
Les suppléments
Juste trois filmographies alors qu’Amours et trahisons méritait bien une bande-annonce.
Image
Si la copie pâtit d’un certain grain pas toujours agréable, elle est au moins riche en couleurs, et ses noirs savent se montrer profonds. Reste une définition qui manque de netteté et de précision.
Son
Film vu dans sa version originale, en stéréo. Une piste tristounette, sans éclat. Dans ce contexte, difficile d’aller au-delà et d’essayer la version française, également présentée de manière frontale en 2.0.