Un divertissement sans prétention destiné aux dames en manque de romance. Pour le plaisir de revoir Bonnaire, on dit "oui" !
L’argument : Lucas, un riche industriel de 43 ans, célibataire, sort tout juste d’un terrible chagrin d’amour. Il rencontre alors Elsa, une jolie céramiste réputée de 38 ans à qui il a commandé une fresque pour décorer le hall de son entreprise. Irrésistiblement attiré par la jeune femme, Lucas va tenter de la conquérir.
Mais s’il est très habile en affaires, il n’est pas du tout sûr de lui en amour. Il va donc charger le détective privé de sa société, Roland Christin, de découvrir pour quelles raisons étranges cette jolie femme est encore célibataire, en mettant les méthodes d’investigation les plus modernes au service d’un sentiment ancestral : l’amour.
Notre avis : La quarantaine rayonnante, Bonnaire revient au cinéma après deux ans d’absence et un détour par la télé dans un genre qui lui a permis avec Mademoiselle en 2001 d’obtenir l’un de ses plus beaux succès personnels, la comédie romantique. Dans le rôle d’une artiste indépendante et déterminée, elle dévoile une facette qui l’éloigne un peu plus des drames naturalistes et sociaux auxquels elle s’était cantonnée pendant de nombreuses années. Et une fois de plus, le sourire radieux lui sied à merveille.
En personnalité urbaine motivée par sa vie professionnelle, véritable working-girl de l’art contemporain, elle charme Vincent Lindon, chef d’entreprise charismatique, et le public par la même occasion. Certes, elle n’a pas grand-chose à dire, mais son naturel farouche fonctionne toujours autant. Son historiette d’amour, qui tient du coup de foudre facile et maladroit, ravira sûrement les cœurs sensibles, et l’humour proche du burlesque campé par le personnage de François Berléand, chargé de l’espionner via des micros, et par quelques personnages cocasses (l’un des meilleurs amis de Bonnaire est interprété par un authentique sumo japonais) fonctionne à chaque coup.
On se laisse ainsi séduire par ce jeu de l’amour et du hasard au rythme vif et efficace. Toutefois, dans ce cadre très capitaliste et bourgeois, le spectateur exigeant pourra regretter l’absence de sous texte social si cher à Pierre Jolivet, le cinéaste de Fred et de Ma petite entreprise livrant ici, aussi charmante soit-elle, son œuvre la plus inconséquente.