logo avoir-alire
 Rechercher sur avoir-alire  
 Accueil > Les réalisateurs > H > Hafstrom, Mikaël > Chambre 1408

mardi 15 janvier 2008

  Le bazar de l’épouvante

Chambre 1408

 

 

Une machine à frissons balourde, mais efficace, tirée d’une nouvelle de Stephen King.

L’argument : Bien qu’il soit un auteur réputé de romans d’épouvante, Mike Enslin n’a jamais cru aux fantômes et aux esprits. Pour lui, la vie après la mort n’est que pure invention, et il a passé suffisamment de temps dans des maisons hantées et des cimetières pour le vérifier... En travaillant sur son dernier ouvrage, il découvre l’existence d’une chambre, la 1408 du Dolphin Hotel, où se sont produites de nombreuses morts inexpliquées et souvent violentes. Malgré les mises en garde du directeur de l’hôtel, Enslin décide d’y passer une nuit. Face à ce qu’il va vivre, son scepticisme va voler en éclats. Pour lui, la question n’est plus de savoir si le paranormal existe, mais d’espérer survivre à la nuit de tous les cauchemars...

Notre avis : Absent depuis des lustres sur nos écrans, Stephen King n’est plus au cinéma le maître des frissons qu’il était dans les années 80 et au début des années 90 (Shining, Cujo, Creepshow, Misery, Simetierre, pour ne citer que quelques titres marquants). Demandez à un ado d’aujourd’hui qui il est et il vous répondra « Stephen Kiiii ? ». Aussi, l’adaptation 2007 de l’une de ses 200 nouvelles est un petit événement de nostalgie salué comme il faut au box office américain avec 71M$ de recettes, soit l’un des plus gros chiffres jamais généré par une adaptation de l’écrivain.
La bonne réception commerciale de ce retour est compréhensible. Véritable machine à émotions fortes qui place la barre du trouillomètre assez haut, Chambre 1408 est d’une efficacité implacable dans son genre. Une histoire de chambre d’hôtel hantée - le King aime bien voir les choses et les lieux du quotidien habités par des forces maléfiques (Christine était une voiture possédée, Red Rose une magnifique demeure diabolique. La liste est longue). Un postulat de départ - un écrivain, un hôtel, le passé et le présent qui convergent - qui nous ramène évidemment à l’un des plus grands classique de l’auteur, l’effroyable Shining complètement réécrit par Stanley Kubrick pour le cinéma en 1981. La comparaison s’arrêtera là.
1408 effraie, mais dans la facilité. Déchaînant l’artillerie lourde propre aux trains fantômes dans un déballage d’effets pompiers qui viennent complètement gâcher la fin du métrage, le réalisateur Mikael Hafström (coupable d’un certain Dérapage) évite la subtilité de la suggestion pour satisfaire les désirs primaires du spectateur qui veut toujours plus de spectaculaire. Le huis-clos a priori minimaliste devient alors grand spectacle. Glacée, embrasée, ou noyée par les flots, la chambre est le lieu de tous les caprices de ses scénaristes, jamais avares en rebondissements pour venir à bout de son occupant. En revanche, au niveau des explications, ils restent dans l’irrationnel absolu, puisque aucune explication n’est finalement offerte pour justifier les agissements de ce lieu qui est seulement mauvais par essence.
En conclusion, c’est un peu le Bazar de l’épouvante, un pot-pourri d’effets grotesques mais souvent saisissants, que l’on suit sans déplaisir notamment grâce à l’excellente performance de John Cusack, impeccable comme toujours.





   L'AVIS DES INTERNAUTES

  • Proposer votre avis
  •  
    s'inscrire   Devenir membre  
    Connexion   Se connecter  
     
    Newsletter :  

    A l'affiche cette semaine
    Toutes les sorties de la semaine



     



    Paris Première
    Rechercher les séances de ce film avec 
     
     

    Liens sponsorisés


    Vos articles préférés cinéma
    Twilight chapitre 2 : tentation (New Moon) - les affiches - Justin Bieber chante avec Jaden Smith pour Karaté Kid - Karaté Kid (2010) : le reboot d’une franchise culte des années 80 - Le premier qui l’a dit - la critique - Sexe, mensonges et vidéo - La critique - Sexy dance 2 - la critique - Bondage - la critique + test DVD - Twelve - bande-annonce du nouveau Schumacher - Christopher Nolan embrase IMDB - American pie 7, les sex commandements - la critique + test DVD - The Last Day - la critique + le test DVD - Box-office : Twilight 2 ou Twilight 3 ? - Phénomènes paranormaux - la critique - Inception - la critique - Le bruit des glaçons - Quand Dujardin rencontre Dupontel - L’oiseau bonheur - la critique - Le dernier maître de l’air - La critique - L’American Idiot de Green Day adapté au cinéma - L’âge de raison - le clip avec les premières images du film - Le temps des porte-plumes - Le dernier maître de l’air (the last airbender) ou le grand retour de M. Night Shyamalan ? - Comme chiens et chats, la revanche de Kitty Galore - la critique - American history X - Salt - la critique - Plan B - la critique - Woody Allen : La filmographie complète - Night and day - la critique - Lady Gaga, un 8ème single sans clip - Desierto adentro - la critique - L’éclair noir - le premier super-héros soviétique -
    Les derniers films du ciné club
    Macao, l’enfer du jeu - la critique - Madame porte la culotte - la critique - Citizen Kane - la critique - Femmes marquées - la critique - Meurtres sous contrôle - la critique - Elle et lui - la critique - Hold-up à la milanaise - la critique + test DVD - Abattoir 5 - la critique - La femme du dimanche - la critique - A cheval sur le tigre - la critique + test DVD - Au-delà du réel - la critique - Compartiment tueurs - la critique - Planète interdite - la critique - On achève bien les chevaux - La critique - Piranhas - la critique - Confidence - la critique - Voyage sans retour - La cible humaine - la critique - La porte de l’enfer - Le tonnerre de Dieu - la critique - Un acte d’amour - la critique - Viens chez moi, j’habite chez une copine - la critique - Les longs manteaux - la critique - Poussière d’ange - la critique - Rue barbare - la critique - All the boys love Mandy Lane - la critique pour - Aliens vs. Predator : requiem - Alien vs Predator - la critique - Predator - la critique - Marisa la civetta - La critique -
    Les films cultes de la rédaction
    Citizen Kane - la critique - Abattoir 5 - la critique - The collector - le test blu-ray + DVD - Planète interdite - la critique - Dans les griffes de la Hammer - la critique - The collector - la critique - Le port de l’angoisse - la critique - La chevauchée des bannis - la critique + test DVD - The Devil and Daniel Webster (tous les biens de la terre) - la critique + test DVD - Tetro - le test DVD - Les moissons du ciel - la critique - Monty Python, La vie de Brian - la critique - Subway - la critique - Marquis - la critique - Les derniers jours du monde - le test DVD - Le grand bleu - la critique - Supervixens - la critique - La sorcellerie à travers les âges - la critique - Tokyo eyes - Freddy 1 - Les griffes de la nuit - la critique - Le parrain - La carnaval des âmes (Carnival of souls) - le test DVD - Canine - la critique + test DVD - Les dimanches de Ville d’Avray - la critique - The Brown Bunny - le test DVD - Edward aux mains d’argent - la critique - La campagne de Cicéron - The descent - le test blu-ray - L’enfer pour miss Jones (Devil in Miss Jones) - la critique + test DVD - Amer - la critique -

    Accueil   | mini-sites  | partenaires  | l'équipe  |     
    Tous droits réservés aVoir-aLire.com 2001-2005
    aVoir-aLire est réalisé grâce au système de publication SPIP- Hébergement nexenservices.com - Agence Web RECIPROK
    Conformément à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés,
    le site www.avoir-alire.com est enregistré à la CNIL sous le numéro : 1033111.

    Liens partenaires : Cinéma et DVD - Bedeo.fr : bande dessinée - BD - Festival Angoulême 2009 - Achat DVD - Annonces gratuites pour les enfants - Courts-métrages en VOD et DVD - oeil-ecran.com - Toute l'actu TV - Vente parfum en ligne