Warning: Unknown(http://www.reponseatout.com/headerv3.html): failed to open stream: HTTP request failed! HTTP/1.0 404 Not Found in /var/www/avoir-alire.com/www/inc-public.php3(53) : eval()'d code on line 35

Warning: (null)() [function.include]: Failed opening 'http://www.reponseatout.com/headerv3.html' for inclusion (include_path='.:/usr/share/php') in /var/www/avoir-alire.com/www/inc-public.php3(53) : eval()'d code on line 35

Warning: Unknown(http://www.reponseatout.com/menubarre.html): failed to open stream: HTTP request failed! HTTP/1.0 404 Not Found in /var/www/avoir-alire.com/www/inc-public.php3(53) : eval()'d code on line 42

Warning: (null)() [function.include]: Failed opening 'http://www.reponseatout.com/menubarre.html' for inclusion (include_path='.:/usr/share/php') in /var/www/avoir-alire.com/www/inc-public.php3(53) : eval()'d code on line 42

Warning: Unknown(http://www.reponseatout.com/menuv3.html): failed to open stream: HTTP request failed! HTTP/1.0 404 Not Found in /var/www/avoir-alire.com/www/inc-public.php3(53) : eval()'d code on line 50

Warning: (null)() [function.include]: Failed opening 'http://www.reponseatout.com/menuv3.html' for inclusion (include_path='.:/usr/share/php') in /var/www/avoir-alire.com/www/inc-public.php3(53) : eval()'d code on line 50

Warning: Unknown(http://www.reponseatout.com/menudroitev3.php3): failed to open stream: HTTP request failed! HTTP/1.0 404 Not Found in /var/www/avoir-alire.com/www/inc-public.php3(53) : eval()'d code on line 59

Warning: (null)() [function.include]: Failed opening 'http://www.reponseatout.com/menudroitev3.php3' for inclusion (include_path='.:/usr/share/php') in /var/www/avoir-alire.com/www/inc-public.php3(53) : eval()'d code on line 59
Nés en 68
Par Frédéric Mignard 

Imprimer cet article

 Envoyer à un ami

 

-  Durée : 2h53mn
 

Cette fresque rose gay et rouge coco, bariolée de couleurs hippies, se révèle être un modèle de cinéma engagé, combattif et frais, jusque dans son indéniable candeur.

L’argument : 1968. Catherine, Yves et Hervé ont vingt ans, sont étudiants à Paris et s’aiment. La révolte du mois de mai bouleverse leur existence. Gagnés par l’utopie communautaire, ils partent avec quelques amis s’installer dans une ferme abandonnée du Lot. L’exigence de liberté et la recherche de l’accomplissement individuel les conduisent à faire des choix qui finissent par les séparer. 1989. Les enfants de Catherine et Yves entrent dans l’âge adulte et affrontent un monde qui a profondément changé : entre la fin du Communisme et l’explosion de l’épidémie de sida, l’héritage militant de la génération précédente doit être revisité.

Notre avis : Nés en 68 est une oeuvre peu engageante au premier abord. La présence de Laetitia Casta en tête de casting (d’augure toujours mauvaise pour l’avenir commercial d’un film) ; l’affiche épouvantable qui s’affirme dans le laid sans reflèter l’agréable fraîcheur du métrage ; la durée a priori laborieuse de 2h53mn qui finalement passe en deux temps trois mouvements grâce aux nombreuses péripéties d’une famille atypique sur quarante ans, en feraient presque un film repoussoir. Mais il n’en est rien. Nés en 68 est une œuvre salvatrice.
Elle nous engage dans une réflexion politique à travers un regard historique subjectif qui transgresse le populisme et les éclats du politiquement correct contemporain pour remettre les pendules à l’heure. Elle nous propose de suivre l’évolution de notre société depuis Mai 68 (la révolution sexuelle, la légalisation de l’avortement, la vie hippie en communauté, l’affaissement de la pensée communiste, l’avènement de Mitterrand, l’hécatombe homosexuelle des années sida, le PACS, la victoire dans les urnes de l’ultralibéralisme de Sarkozy...). Une œuvre engagée par conséquent qui ne va pas sans une petite histoire particulièrement forte. Il s’agit de celle d’un groupe de jeunes trotskystes qui passent des barricades de Mai 68 au libertinage pastoral avant de connaître le délitement. Le scénario se concentre alors sur les enfants nés pendants ces années folles, qui, entre libération et aliénation, vivent tous les bouleversements post 81.
Les ressorts dramatiques autour du personnage atypique de Laetitia Casta, matriarche hippie singulière, brillamment interprétée par l’ancien mannequin - qui ironiquement accentue ses positions à gauche quand un autre grand nom de la mode se la joue désormais droitière - sont captivants, et ce sur trois heures. Ils empruntent la voie de l’émotion intelligente, flirtent, certes, avec le mélo mais pour mieux revenir aux rudiments du plaisir cinématographique, à savoir présenter des personnages forts, à la fois drôles et touchants, animés par des sentiments personnels qui communiquent avec l’universel et parlent à nos cassures. Les réalisateurs Olivier Ducastel et Jacques Martineau s’interrogent ainsi sur la filiation, la légitimité de la famille qu’ils redéfinissent de toutes les façons, et l’évolution de la pensée sociale de l’adolescence à l’âge adulte qui se veut celui de l’accomplissement personnel.
Dans un élan de cohérence artistique manifeste avec leur filmographie passée, les deux cinéastes synthétisent toutes les qualités de leurs précédents portraits filmiques, avec une fraîcheur et un naturel confondant. Interprétation de choix qui se bonifie au fil de l’intrigue grâce aux précieux maquillages, jamais ridicules ; cadre rural filmé en toute liberté, sans la contrainte de l’excellence technique (on frôle ici parfois le train-train filmique d’un produit télévisuel) ; ton indépendant qui évite toujours la vulgarité pour se concentrer sur l’authenticité d’âme des caractères... On retrouve dans Nés en 68 l’esprit vagabond de la belle Virginie Ledoyen dans Jeanne et le garçon formidable et celui de Sami Bouajila dans Drôle de Félix. Les deux auteurs déploient cette même volonté de donner chair aux rêves adolescents d’une société communautaire, libérée du joug de l’hypocrisie et de tabous tellement déplacés qu’ils en deviennent assassins.
Et alors qu’aujourd’hui certains politiques haut-placés tendent à démolir le culte de Mai 68, aidé par le cynisme ambiant et la lassitude permanente de l’individu, qui revire sur lui-même comme pour mieux démissionner de ses responsabilités sociales, nos deux joyeux lurons de Ducastel et Martineau laissent à la fin les fantômes du passé survivre et filment une jeunesse en lutte comme pour mieux esquisser l’espoir d’un renouveau. Celui d’une nouvelle révolution ? Le veulent-ils eux-mêmes ? Peu importe, l’essentiel réside plutôt dans l’impact émotionnel de leur engagement, toujours digne et louable ; il a le mérite de susciter émotions et réflexions à un niveau égal, ce qui est formidable.

 
 
 



Warning: Unknown(http://www.reponseatout.com/footer_new.html): failed to open stream: HTTP request failed! HTTP/1.0 404 Not Found in /var/www/avoir-alire.com/www/inc-public.php3(53) : eval()'d code on line 305

Warning: (null)() [function.include]: Failed opening 'http://www.reponseatout.com/footer_new.html' for inclusion (include_path='.:/usr/share/php') in /var/www/avoir-alire.com/www/inc-public.php3(53) : eval()'d code on line 305