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Astérix aux Jeux Olympiques - La critique

Catastrophix

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- Durée : 1h53mn
- Lire également notre édito sur le film

Une suite plate dans laquelle la débauche d’argent ne comble jamais le déficit d’idées.

L’argument : Astérix et Obélix devront remporter les Jeux Olympiques, permettre au jeune Gaulois Alafolix d’épouser la Princesse Irina et lutter contre le terrible Brutus, prêt à tous les stratagèmes, pour lui aussi gagner les Jeux Olympiques et se débarrasser de son père : Jules César.

Notre avis : Toutes les mauvaises raisons pour aller voir un film sont présentes : promo nombriliste, budget indécent et chez le spectateur, ce sentiment d’être un laissé-pour-compte de l’art populaire s’il n’a pas vu le dernier mégablockmachinbuster dont tout le monde parle. Malheureusement, toutes les bonnes raisons pour ne pas y aller imprègnent également ce monument de ringardise. Tout d’abord, rarement un scénario aura semblé aussi plat. KO dès le premier round, essoufflé dès la première course, il n’est qu’un prétexte à des gags éculés dont on a réduit le nombre pour ne pas perdre le public étranger sous l’avalanche de références comiques françaises. Bref, on se marre peu, voire même jamais si l’on est entré dans l’âge de raison. Ensuite, l’interprétation excessive, la misère autour des personnages d’Astérix et d’Obélix, réduits à de la pure figuration, le lourd tribut des caméos, rendent la caractérisation du film bien indigente. Heureusement, Poelvoorde en Brutus capricieux et Delon en César imbu de sa personne sauvent de peu la mise. Ils sont les uniques éléments positifs de cette insipide comédie. Le reste n’étant caractérisé que par du tape-à-l’œil douteux (des effets spéciaux numériques omniprésents d’un flou très souvent sidérant) pour nous rappeler que ça a bel et bien coûté cher.
Bref, rappelons aux producteurs qui se lanceront dans ce genre de débâcle à l’avenir que l’argent n’est pas la pierre angulaire du bon cinéma. Le désir de plaire, avant le désir de se plaire et pis de se complaire, en offrant des idées généreuses, plus que des effets et un casting m’as-tu-vu, voilà ce que l’on attend d’une bonne comédie populaire. Enfin, merci de ne pas oublier de bien choisir son cinéaste. Car sincèrement, voir Thomas Langmann, dont c’est le premier film, et Frédéric Forestier (Les parrains quand même !) prendre les commandes artistiques d’un projet aussi risqué, cela tient du suicide commercial. L’histoire d’un certain San Antonio, déjà produit par Pathé, qui se répète encore et encore.

Lire aussi notre édito sur Astérix et Obélix mauvais joueurs ?

Frédéric Mignard


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