Accueil > Les réalisateurs > B > Biras, Jeanne > Au suivant !

Au suivant !

Suivant !

Acheter sur Priceminister

- Durée : 1h30mn

L’archétype du film estival.

L’argument : Directrice de casting parisienne, Jo, la trentaine, est à la recherche de l’homme de sa vie. Entre comédiens ratés, mannequins d’un soir et metteurs en scènes à l’ego surdimensionné, elle rencontre Bernard, comédien reconverti dans les pompes funèbres. Radicalement à l’opposé de l’homme idéal, il va pourtant la séduire.

Notre avis : Pour son premier film en tant que réalisatrice, Jeanne Biras a choisi d’aborder un monde qu’elle connaît bien. Ancienne directrice de casting, elle a eu la bonne idée de nous faire plonger dans cet univers bien particulier au potentiel comique indéniable. Personnage inévitable pour tous les aspirants à la célébrité, le directeur de casting est devenu aujourd’hui incontournable. Dans notre société ultramédiatique où tout le monde veut devenir connu, il est désormais très courtisé (la scène où Jo, en position délicate aux impôts, se retrouve à devoir "caster" des postulants de la Star Academy est, à ce titre, très drôle).
Si les (rares) scènes de casting sont incontestablement les plus réussies (chapeau à l’équipe !), le reste du film, en revanche, ne suit pas du tout et manque cruellement de rythme. L’histoire d’amour entre Alexandra Lamy et Clovis Cornillac ne fonctionne pas et certains épisodes, qui se veulent décalés, tombent totalement à plat (celui de l’immigré de l’Est, par exemple, ne sert à rien). Le film s’enlise rapidement et finalement ne fait qu’effleurer le milieu du casting qui aurait pourtant gagné à être développé.
Côté comédiens, si Clovis Cornillac est parfait en prince charmant ordinaire, Alexandra Lamy reste quant à elle cantonnée à son personnage d’Un gars, une fille. Mention spéciale enfin à la jeune Juliette Roudet, véritable découverte de ce petit film estival sans prétention.


Le DVD


Le(s) supplément(s) à ne pas rater : Maigrichonne édition avec des bonus relativement superficiels. Difficile en effet de trouver un quelconque intérêt dans le clip karaoké Tout bien faire, le module Clovis improvise (version longue mais pas drôle pour autant du casting de Bernard) ou encore le petit making of de douze minutes. Plutôt bien monté, ce dernier ne fait malheureusement qu’effleurer son sujet, laissant uniquement la part belle au travail des deux acteurs vedettes. En revanche, on est surpris de découvrir le court métrage homonyme, véritable copie-carbone du long dans une veine plus dramatique - Isabelle Nanty joue le rôle d’Alexandra Lamy, quelques larmes en plus. Pourquoi la réalisatrice Jeanne Biras a-t-elle opté pour ce changement de direction artistique et de ton pour son film ? Mystère non élucidé par cette édition.

Image & son : Travail propre pour une comédie qui n’en demandait pas tant. L’image, bien qu’un peu lisse, est le résultat d’un encodage de bonne facture : peu de défauts et des couleurs assez naturelles. Sans surprise, la piste son fait bien attention à mettre l’accent sur les dialogues.

Edgar Hourrière, Rania Hoballah

Le choix du rédacteur