Ce lundi 7 septembre 2009 étaient diffusées en exclusivité pour la presse vingt-cinq minutes du film Avatar, suivies d’une conférence d’une demi-heure avec le producteur Jon Landau. Nous y étions...
Les 25 minutes projetées : Le 21 août dernier, les spectateurs français ont pu gratuitement découvrir quinze minutes du film événement Avatar de James Cameron, dans de nombreuses salles équipées en 3D. Ce lundi 7 septembre, les journalistes étaient invités à redécouvrir ce quart d’heure, agrémenté de dix nouvelles minutes qui ne font que confirmer tout le bien que l’on pense déjà de cette incroyable production de plus de 200 millions de dollars. Certes, la révolution technologique tant vantée par la production n’est pas vraiment au rendez-vous, mais le film pousse suffisamment loin l’utilisation de la 3D pour s’imposer comme le maître-étalon dans ce domaine durant de nombreuses années. Plutôt que révolution, nous préférerons employer le terme plus modeste d’évolution naturelle d’un format appelé à devenir l’avenir du cinématographe. Si l’on peut regretter a priori l’aspect plutôt kitsch et très coloré de cet Avatar, il faudrait être sacrément rabat-joie pour dire que les quelques minutes qui nous ont été projetées ne nous ont pas scotché à notre siège. Absolument parfaits, les effets spéciaux nous plongent dans un monde d’heroic fantasy dont le visuel évoque inévitablement les dessins de l’Espagnol Vincente Segrelles, ou encore ceux de Frazetta. Les deux scènes d’action présentées se révèlent également d’une belle fluidité et s’intègrent à merveille dans un environnement d’une richesse à faire pâlir n’importe quel concepteur de jeux vidéo.
La conférence de presse : En attendant de voir l’intégralité du film, le producteur Jon Landau, visiblement très satisfait du résultat, est venu nous dire que ce qui importe le plus à James Cameron, c’est de parvenir à raconter une histoire forte dans les meilleures conditions possibles. Conçue avant même Titanic, l’histoire d’Avatar semble d’ailleurs compiler tous les thèmes chers au cinéaste. Ce dernier a passé quatre ans de sa vie à développer l’univers visuel de son film, avant de choisir les acteurs qui allaient incarner les personnages principaux. Si Sigourney Weaver est une amie de longue date du cinéaste, Cameron a été séduit par la capacité de Sam Worthington à incarner à la fois un être humain handicapé et un chef de guerre accompli. Jon Landau a tenu à préciser que l’intégralité du film a été tourné selon le procédé du Performance capture qui diffère du Motion capture par le fait que l’on enregistre non pas les mouvements des acteurs, mais leurs expressions faciales, au point de pouvoir les reproduire à l’identique par le biais de l’ordinateur.
En ce qui concerne la future carrière du film, le producteur espère bien que les spectateurs pourront aussi apprécier le film en 2D, tout en engageant les cinéastes et les exploitants à considérer avec bienveillance cette nouvelle technologie qui amènera à nouveau les spectateurs en salle. Quant à James Cameron, il n’exclut pas de donner suite à ce premier volet, si celui-ci est couronné de succès.
Avec un discours clair, un sourire ravageur et une force de sympathie qui ferait presque oublier l’aspect purement promotionnel de l’exercice, Jon Landau est reparti en nous promettant de revenir en décembre avec James Cameron dans ses bagages. L’attente sera longue...