Concept hommage au giallo où sont repris les maniérismes qui firent la renommée de ses petits maîtres, Mario Bava et Dario Argento : constance d’un climat étrange, angles de vue tarabiscotés, surcharge musicale (placage de thèmes écrits par Bruno Nicolai, Morricone, Cipriani), utilisation sadique de l’arme blanche (scène impressionnante où la lame s’approche d’un oeil en très gros plan), délire baroque, débauche d’effets clinquants. Expérience sensorielle à laquelle les auteurs ont délibérément omis d’adjoindre une histoire, "Amer" ressemble trop à un film de fin d’études, certes brillant, pour convaincre (...)