Il est facile devant un film comme "Crazy Heart" de faire la fine bouche, de décrier la rhétorique hollywoodienne, de bouder les conventions du genre. Dernière tournée de la rédemption dans l’Amérique profonde, celle du Nouveau Mexique, d’un chanteur de country music sur le déclin, buriné par le soleil et l’alcool, il se réfère donc à une thématique typiquement américaine. Mais cela ne saurait faire oublier qu’il est aussi un film d’humaniste sur la solitude, sur le combat pour la vie, sur l’inspiration donnée par l’amour, sur la nostalgie du "self made man". Robert Duvall est superbe, Maggie Gyllenhaal gracieuse à (...)