Durée : 1h20mn
Sortie vidéo : le 4 mai 2011
Une jolie première oeuvre, forte de son ambiance musicale et d’une photographie nocturne hypnotique.
L’argument : Prudence Friedman a 17 ans. Soudain livrée à elle-même dans l’appartement familial, elle rencontre Marilyne, une frondeuse du lycée qui lui fait découvrir le circuit sauvage de Rungis, où tournent dangereusement grosses cylindrées et petites motos trafiquées. Fascinée par la bande du circuit, Reynald, Franck et les autres, Prudence tente d’y gagner sa place, en essayant de faire passer sa solitude pour de la liberté...
Le film : Sorti en novembre 2010 de façon discrète (20.000 entrées en salle), Belle épine est un premier film plein de bonnes intentions et accompagné de réelles qualités. Belle oeuvre nocturne sur le deuil difficile d’une adolescente livrée à elle-même après la mort de sa mère, Belle épine se distingue par la texture visuelle de sa photographie et sa reconstitution réussie d’une époque révolue à replacer peut-être au début des années 80. L’évocation fascinée est personnelle, appuyée par le jeu parfait de jeunes comédiens au corps impudique, et pourtant tellement repliés sur une pudeur intérieure touchante, celle de Léa Sydoux la première.
Si l’écriture erre parfois dans la digression et paradoxalement vers une forme d’obscurantisme, on pardonne aisément à la jeune cinéaste ses menus défauts, tous contrebalancés par une ambiance imparable résultant de sa démarche artistique, et notamment de son utilisation de la musique de Rob, ancien collaborateur de Sébastien Tellier. La bande-son est étrange, à classer quelque-part avec les délires synthétiques et psychédéliques de Tangerine Dream, dans les années 70. Un choix audacieux qui mérite bien notre adhésion.
La critique : ICI

LE DVD
Les suppléments :
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Il n’y en a point. Une bande-annonce, souvent vue dans le circuit art et essai, et c’est fini. Ou presque. L’éditeur a eu l’excellente idée d’accompagner le DVD d’un deuxième disque, un CD proposant la bande-originale. Au vu de la qualité de celle-ci, on est comblé.
L’image :
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Noirs ténébreux et photographie léchée...Belle épine ne souffre d’aucun grain disgracieux pour s’offrir comme un joli trip dans la confusion post traumatique d’une adolescente qui apprend à gérer le deuil (et métaphoriquement la perte de l’innocence) à sa façon...
Le son :
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Avec finesse et intelligence, la bande-son participe à évoquer les déambulations troubles de l’adolescente jouée par Léa Seydoux. La piste 5.1 offre un bel écrin au score de Rob et s’habille d’un nombre satisfaisant de détails arrière.
On notera la présence de sous-titres anglais pour les étrangers qui auront ainsi l’opportunité de découvrir cette expérience singulière. Et en plus, c’est bon pour l’export !