Accueil > Les réalisateurs > J > Jacobson, Rick > Bitch Slap - la critique

Bitch Slap - la critique

Acheter sur Priceminister

Une série Z d’exploitation pure qui ne se veut rien d’autre qu’un hommage fantaisiste aux grands combats de furie des années 70...

L’argument : Trois vilaines filles (une strip teaseuse, une tueuse junkie en fuite et une femme d’influence dans le monde des affaires) se retrouvent dans le désert à la recherche d’un butin qu’elles vont tenter d’extorquer à un grand ponte de la pègre particulièrement impitoyable.

Notre avis : Comme Tarantino, Rick Jacobson aime le cinéma bis des années 70, l’univers misogyne de Russ Meyer, les déserts de poussière où s’agitent nibards et gambettes possédées... Le mauvais goût ne lui fait pas peur et il l’affiche jusque dans le titre au pouvoir de persuasion évocateur : "bitch slap", que l’on traduirait par une branlée entre femmes en français... Ce pastiche de film de gangsters et d’espionnage, avec son trio de lesbiennes bien troussées qui n’évitent jamais les gros mots qui tachent et ne s’épargnent aucun coup dans la croupe, est d’un budget ultra réduit. L’action se passe essentiellement autour d’une caravane dans le désert. Les trois bombasses y cherchent des diamants bien planqués et vont s’étriper lors de quelques combats toujours appuyés où les formes généreuses sont exacerbées. Les scènes s’étirent toujours plus au risque de dépasser l’heure quarante de métrage. A ce décor principal, il faut ajouter de très nombreux flashbacks humoristiques pour revenir sur l’origine du coup. Ces instants, parfois très drôles (la planque de l’une d’entre elle dans un couvent où elle joue de la langue au confessionnal) sont aussi les plus ahurissants dans la pauvreté des effets spéciaux, alors qu’ils se tiennent dans des décors numériques imposants : un Las Vegas à feu et à sang, les Alpes avec avalanche de pacotille... Finalement on voyage beaucoup, mais surtout dans la médiocrité. Alors, oui, l’effort cinématographique est bien limité ; n’est pas Tarantino ou Rodriguez qui veut. N’en déplaise, le nanar se regarde plutôt hilare et, sur le très grand écran de la luxueuse salle du Publicis (Champs Elysées) où il est sorti en exclusivité, la projection revêt des aspects surréalistes, avec une haute définition puissante, un Cinémascope en grand large et un caisson de basse puissant.

JPEG - 106.8 ko
Greenlight Designs
JPEG - 74.4 ko
Greenlight Designs

JPEG - 82.7 ko
Greenlight Designs

JPEG - 75.5 ko
Greenlight Designs

JPEG - 89.7 ko
Greenlight Designs

JPEG - 76.3 ko
Greenlight Designs

JPEG - 85.5 ko
Greenlight Designs
Frédéric Mignard


Il n'y a pas encore d'avis pour ce film. Soyez le premier à proposer votre avis !

Votre avis