
’Boo’Radley
Saint Prest
Ses avis
Imogène McCarthery - la critique
Par ’Boo’Radley
Curieux ! L’industriel raisonne mieux que le cinéaste même lorsque celui-ci se veut entièrement commerçant. Avant de s’atteler à une production, le moins habile des industriels s’interroge et interroge et se renseigne. Des produits concurrents ou antérieurs, il cherche à connaître les qualités pour les imiter, les défauts pour les éviter. Le plus médiocre tâcheron, au cinéma, procède à l’inverse : il ignore résolument les règles perfectionnées par d’illustres prédécesseurs et les échecs obtenus par des prédécesseurs oubliés qui ont préféré, comme lui, (...)
Crazy night - la critique
Par ’Boo’Radley
Récréation mineure sans trace de mise en scène, qui vaut surtout par l’abattage de son couple vedette. Quelques scènes hilarantes (la fuite en canoë, le "bras de fer" entre les deux voitures encastrées). Personnages secondaires complètement négligés.
Dans ses yeux - la critique
Par ’Boo’Radley
Oscar du meilleur film étranger, récompense presque naturelle tant on retrouve dans le style de Campanella la perfection formelle d’un certain cinéma américain : beauté de l’image, des cadrages toujours composés en fonction de la nécessité de l’action, de la vérité intérieure des personnages. Ceux-ci, parfaitement insérés dans la trame sociale et politique de la vie argentine, sont cernés, campés par quelques signes visuels efficaces, par des échanges réduits à l’essentiel qui marquent au long des séquences leur évolution intérieure. C’est d’abord une (...)
Mourir comme un homme - La critique
Par ’Boo’Radley
"Mourir comme un homme" est une oeuvre hybride, tantôt simpliste, tantôt raffinée, constamment tendre. Tonia la transsexuelle est le personnage de chair et d’os bouleversant qui, au tournant de sa vie, accapare l’oeil de l’objectif. Pour raconter sa tragédie, João Pedro Rodrigues témoigne d’un indiscutable lyrisme dans l’étrange et le baroque. A signaler l’utilisation de nombreux intermèdes musicaux en marqueterie d’états d’âme, dont une inoubliable séquence dans la forêt. Le film risque pourtant d’ennuyer ceux qui se refuseraient à (...)
L’enfance du mal - la critique
Par ’Boo’Radley
Un Simenon du pauvre ou un sous-sous Chabrol. Il sera difficile de trouver un film plus conforme aux archétypes et usant des facilités les plus éhontées. La réalisation, mis à part une qualité d’image, ne s’élève guère au dessus de la moyenne du genre. Les retournements de l’histoire sont banals et fastidieux et quelques outrances provoquent le rire aux moments supposés les plus dramatiques. La scène où Pascal Greggory se cache en pleine nuit tapis à côté du lit d’Anaïs Demoustier est digne d’un vaudeville boulevardier. Selon l’humeur, on regrettera la (...)
> Huit fois debout - la critique
Par ’Boo’Radley
Film délicat, sans fadeur. Quelques plages très fraîches éclairées par le minois de Julie Gayet et la distanciation lunaire de Bruno Podalydès. L’humour, parfois, atteint une certaine forme de poésie. La mise en scène gagnerait, cependant, à plus de punch...
Les invités de mon père - la critique
Par ’Boo’Radley
Oeuvre intéressante par le mélange bien dosé de légèreté et de gravité, une bonne comédie avec, d’une part des dialogues et des situations consciencieusement élaborés de façon à ce que leurs effets portent au mieux, d’autre part des interprètes qui jouent le jeu avec un maximum d’authenticité.
Kick-Ass - la critique
Par ’Boo’Radley
L’héroïne de ce film à l’hyperviolence désinvolte est une fillette de onze ans, superwoman de la gâchette. C’est Spy Kids revu par Tarantino, mâtiné de Grand Guignol et récupéré par le cinéma kung fu : mariage réussi et descendance garantie.
Tête de turc - la critique
Par ’Boo’Radley
Dans ce film choral à la française, prenant pour sujet la banlieue, on a mêlé beaucoup d’ingrédients thématiques en espérant que certains fassent mouche. Raté : Pascal Elbé s’éparpille et ne dépasse pas le niveau des intentions louables quand il ne force pas trop les conventions (stéréotype du frère aîné, etc.). Comme souvent dans un film d’acteur, l’interprétation est de qualité, sauf Roni Elkabetz très démonstrative c’est à dire laissée libre du cabotinage le plus (...)
Green zone - la critique
Par ’Boo’Radley
En bon artisan du thriller terrorisant, Paul Greengrass utilise au mieux les vieilles bonnes ficelles du scénario : le procédé fonctionne de bout en bout avec rondeur et efficacité. Mais sans le morceau de bravoure qui aurait donné au film une longévité supérieure à sa projection.









