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Camping 2 - la critique

Y a du soleil et des nanars

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Note moyenne des internautes :

La suite de ce phénomène populaire des années 2000 est tellement identique à l’original que l’on ne pouvait pas adhérer. Reste à voir ce que les spectateurs en penseront. Sur ce coup, ils n’ont vraiment pas besoin de la critique.

L’argument : Arcachon. Mois d’août. Jean-Pierre Savelli, employé aux Mutuelles d’Assurances de Clermont-Ferrand, apprend que Valérie, sa fiancée, veut faire un break. Pour se ressourcer et retrouver calme et sérénité, il décide de changer de destination de vacances... Il atterrit au Camping des Flots Bleus et tombe sur Patrick Chirac et sa bande de campeurs irréductibles. Les vacances peuvent commencer ! Apéro !

Notre avis : Après avoir sérieusement dérouté la critique pour son sens épique de la beauferie, Camping, premier du nom, avait été un succès colossal au box-office, devenant l’un des grands phénomènes de la décennie passée (le 36e exactement avec 5.400.000 spectateurs). Dès lors, la suite était forcément inévitable et le budget ne pouvait devenir que déraisonnable. Le nouveau Onteniente aurait coûté plus de 20M d’euros, pour raconter à peu près la même chose, avec les même tics de langue et formules humoristiques (les références musicales ringardes, la multiplication des marques populaires antédiluvienne...), à la différence que l’oeil du cinéaste, qui s’était déjà nettement affiné avec Disco, profite de l’ampleur du projet, pour donner de la majesté aux décors cinémascope et de la couleur au kitsch bleu ciel et rose bonbon de certains éléments du cadre que l’on ne citerait pas (allez, au hasard, l’accoutrement de Patrick Chirac, alias Franc Dubosc !). Malgré tout, cela sent quand même l’estampille bon marché de la série Z franchouillarde des plages, comme il en échouait des tonnes chaque année du côté de Saint-Tropez dans les années 70-80.

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Dans ces conditions, ce n’est un secret pour personne, ce sequel ne relève évidemment pas de notre cinéma. Une fois de plus on en ressort avec ce fâcheux sentiment que tout le projet semble avoir été monté pour se moquer de sa propre audience. Si l’on remarque une tendresse certaine envers les protagonistes, plus qu’envers les figures qu’ils représentent, rien ne vient atténuer notre sentiment d’agacement face à une ambiguïté commerciale qui consiste à flatter chez le spectateur ce que les auteurs trouvent sûrement de plus caricatural chez lui - la complaisance des familles beauf, empêtrées dans une existence de clichés, des tongs jusqu’à la casquette.
Le public estivant aura sûrement raison de se ruer en masse vers les salles, snobber Camping 2 serait renier tout le plaisir ressenti collectivement à l’époque du premier volet, puisqu’ici c’est à peu près la même chose, avec Anconina à la place de Lanvin, comme nouvel ami par accident de Dubosc, et une intrigue secondaire autour d’un complot municipal pour faire fermer le camping (et permettre ainsi à toutes les dissensions entre nos compères de disparaître pour s’allier dans une cause unique). On ne gâchera pas le plaisir du spectateur qui est seul maître de ses divertissements ; aussi merci d’éviter de taxer les récalcitrants d’élitisme culturel. Ce type de discours populiste est un peu dépassé, non ?

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Frédéric Mignard


Les avis des internautes

 

> Camping 2 - la critique

Par roger w

N’ayant pas encore vu le premier opus, je ne peux pas comparer, mais ce second volet, du niveau des films franchouillards français des années 70-80 fait peine à voir. Vraiment creux.

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