Malgré un pitch de départ passionnant et une première demi-heure intrigante, Chroniques de Tchernobyl est un survival insipide qui se transforme en un film de couloir ennuyeux. Décevant.
L’argument : Six jeunes vacanciers en quête de sensations fortes engagent un guide pour une « expérience extrême ». Ignorant les mises en garde, l’homme les conduit dans la ville de Pripyat, toute proche de Tchernobyl. Vingt-cinq ans plus tôt, lorsque le réacteur avait explosé, les lieux avaient été évacués dans l’urgence. Après une brève exploration, le petit groupe se retrouve piégé dans la ville fantôme. Et ils ne sont pas seuls…
Notre avis : Réalisateur chanceux de Paranormal activity et producteur avisé qui a profité de la mode du found footage, Oren Peli a découvert que de plus en plus de jeunes gens pratiquent dans le monde ce que l’on appelle le « tourisme de l’extrême ». Ainsi des agences proposent à leur clientèle de visiter des lieux à hauts risques comme des bidonvilles ruinés par le gangstérisme, la Corée du Nord ou encore les villes proches de la centrale de Tchernobyl. Parmi elles, la ville de Prypiat est un pur symbole du désastre intervenu en Ukraine en 1986 puisqu’elle demeure encore aujourd’hui totalement abandonnée, alors qu’elle regroupait tout de même 50 000 habitants à moins de trois kilomètres de la centrale. Saisissant tout le potentiel d’un tel décor, Oren Peli trousse donc l’histoire d’un groupe de jeunes touristes américains qui cherchent des sensations fortes en s’approchant au plus près de la fameuse centrale. Sauf que tout s’enraye lorsque le véhicule qui les tracte tombe en panne et qu’ils sont attaqués par des ombres menaçantes.
Alors que le début du film pose assez adroitement les bases d’une intrigue proche de celle de la saga Hostel (en gros, ne faites pas confiance aux gens d’Europe de l’Est) et que la psychologie des personnages est abordée de manière judicieuse, le cinéaste novice Bradley Parker envoie tout balader au bout d’une quarantaine de minutes pour se concentrer uniquement sur la traque des survivants par des entités mal définies. Si la première partie nous fait miroiter la présence d’animaux mutants qui deviendraient vindicatifs, la seconde évacue une à une les formidables potentialités offertes par une telle histoire pour n’en garder que les éléments les plus prévisibles – et surtout invisibles. En lieu et place d’animaux étranges, on a le droit à quelques chiens enragés, tandis que les agresseurs du groupe ne sont que des infectés dont nous ne verrons jamais les traits.
Visiblement peu confiant dans le design de la menace qui s’abat sur les jeunes inconscients, le cinéaste noie l’intégralité de la deuxième partie dans le noir. Les quelques éclats de lumière permettent d’entrevoir ici ou là une action confuse et une lente – très lente – découverte des lieux par des personnages qui se jettent systématiquement dans la gueule du loup. Dès lors, Chroniques de Tchernobyl n’est plus qu’un énième film de couloir, ennuyeux et jamais effrayant. Et ce n’est pas le rebondissement final (qui pompe allègrement la fin de La nuit des morts vivants de Romero) qui change la donne. Sur une idée aussi intéressante, Bradley Cooper a donc signé un film inconséquent et inutile. Les amateurs de frissons se sentiront un fois de plus floués.
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Par cedric
dégouté très décu on attend une idée phénoménale et on a un film à 2 euro dommage le thème est excellent mais on ne voit rien, pas d’infectés à peine des chiens méchants.. à ne pas voir