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Conan le destructeur - la critique

Le voilà, Conan le Barbant !

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Une suite de pacotille par le vétéran Richard Fleischer qui n’a pas eu peur de trahir l’esprit du film original.

L’argument : Quand la puissante reine Taramis promet de ramener à la vie la princesse Jehnna, compagne de Conan, le fabuleux guerrier doit en échange se rendre aux confins du pays pour lui rapporter une corne légendaire incrustée d’un diamant magique. Il ignore que la reine souhaite posséder le joyau afin de réveiller Dagoth, dieu démoniaque et monstrueux, auquel elle souhaite sacrifier la princcesse...

Notre avis : Le vétéran Richard Fleischer revient au film épique près de vingt ans après Les Vikings avec la suite de Conan le barbare. Exit donc John Milius, préoccupé par d’autres projets plus excitants (L’aube rouge, 1985), Dino de Laurentiis charge l’un des seuls cinéastes américains capables de le supporter à la charge de la réalisation. Les deux hommes ont notamment travaillé ensemble sur le notoire Mandingo (1975) (blockbuster de blaxpoitation raciste) et sur la suite en 3D d’Amityville, 3e du nom (1983), tellement passable que personne n’en voulut sur le grand écran français.
Grand amateur de fantastique et de science-fiction (20.000 lieues sous les mers en 1954, Le voyage fantastique en 56), le réalisateur vieillissant n’a pas peur de modifier radicalement la figure de Conan et d’en faire un héros grotesque de comédie d’aventure de série B. Revisitant l’histoire du Choc des Titans, il mène le mythe de Robert E. Howard à une quête volubile (fini l’absence de dialogues du premier volet), dessapée (désormais la musculature du culturiste est exhibée), loin de la hargne du premier volet (la violence est réduite à son strict minimum). De même, il l’affuble des pires complices pour accompagner le peu inspiré Arnold Schwarzenegger. A ses côtés, on note la présence de Graces Jones en furie grimaçante, à la tenue aussi improbable que son jeu d’actrice, ou encore celle du joueur de basket mythique, Wilt Chamberlain, alors à la retraite.
L’ensemble commence mal et perd lourdement de son rythme en cours de route. Quant à l’irrégularité des décors et surtout des effets spéciaux (toutefois on soulignera la présence d’une superbe créature finale signée par Carlo Rambaldi), elle nous situe bien loin derrière l’épopée de John Milius. On se consolera en se disant qu’au moins ce n’est pas non plus du niveau d’une production Cannon (Les Barbarians, yeah !).

Notes :

- Faute d’un troisième épisode de Conan qui ne vit jamais le jour, Dino de Laurentiis réemploiera Richard Fleischer pour relater les aventures de Red Sonja dans Kalidor, la légende du talisman (1985). Dans le rôle de la Diablesse à l’épée, Brigitte Nielsen, et dans un caméo remarquable, Arnold Schwarzenegger en Conan.

Frédéric Mignard




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