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Contre-enquête - la critique + test DVD

Dujardin TV Star

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Note moyenne des internautes :

Un polar dramatique de toute petite facture, prévisible et télévisuel, à peine sauvé par la présence de Jean Dujardin.

L’argument : La fille d’un policier tuée et violée.
Un meurtrier présumé qui passe aux aveux.
Un condamné qui du fond de son trou écrit au père de la victime et clame maintenant son innocence.
Un père qui refuse de rentrer dans le jeu pervers du lien épistolaire.
Un flic qui ne peut s’empêcher de se questionner.
Une contre-enquête solitaire qui commence...

Notre avis : En voilà une contre-enquête peu passionnante. Assommante de platitude, écrite sans grande conviction et menée comme un épisode de Julie Lescaut par le co-scénariste de 36, quai des Orfèvres, on s’ennuie ferme devant ce téléfilm de luxe dont le seul intérêt demeure la présence de Jean Dujardin, en flic annéanti par l’assassinat de sa fillette, en contre-emploi radical après ses personnages cultes dans Brice de Nice et 0SS 117. Sans être discordant, le comédien peine à faire oublier ses précédents rôles comiques alors qu’il avait parfaitement assuré le virage avec Le convoyeur en 2004. De son côté, dans la peau d’un tueur pédophile présumé, Laurent Lucas manque de carrure et semble lui aussi tout droit issu d’un bon vieux téléfilm poussiéreux. Dans ces conditions, l’ennui aidant, le spectateur trouvera le temps long et, avec un minimum de jugeote, devinera aisément les intentions de twist du réalisateur qui ne retiendra pas grand monde dans ses lacs scénaristiques finalement assez conservateurs et nauséabonds.


Le DVD :
Une édition collector quasiment parfaite pour un film qui l’est nettement moins.

Les suppléments

Le premier disque contient un commentaire audio du cinéaste qui donne de nombreux détails sur son ancien métier - flic - et qui insiste à plusieurs reprises sur le travail documentaire effectué afin de respecter au mieux la véracité des lieux et des faits. S’il est assez volubile au début, il finit par s’essouffler quelque peu vers la fin du métrage. L’éditeur nous propose ensuite une deuxième galette aux bonus passionnants. On commence par un making of d’une demi-heure revenant sur la préparation pointue des comédiens, sur les séances de travail avant et pendant le tournage. Le tout est émaillé d’entretiens avec le cinéaste et les acteurs qui reviennent sur la dynamique de groupe impulsée par Franck Mancuso. Ce dernier fait l’objet d’un module d’une demi-heure où il se remémore son parcours atypique : de simple flic à conseiller technique pour le cinéma, cet auteur devint scénariste de la série Commissaire Moulin avant de collaborer avec Olivier Marchal pour 36 quai des orfèvres, véritable sésame qui lui a ouvert les portes de la réalisation. Jean Dujardin s’exprime pendant un quart d’heure sur sa volonté de s’effacer derrière son personnage et sur son envie de varier les registres. Enfin, de nombreuses scènes coupées sont proposées, ou plus exactement des séquences allongées, épurées au montage pour des raisons de rythme. La bande-annonce et une galerie photo complètent ce contenu très informatif, même si certains doublons pouvaient être évités.

Image et son :

En matière d’image, on touche ici la perfection : d’une impeccable définition, chaque plan nous donne à voir un festival de couleurs lorsqu’il fait jour, tandis que les scènes nocturnes sont exemptes de grain. Sur le plan sonore, la piste 5.1 est tout à fait convaincante grâce à une bonne spatialisation. Le film étant essentiellement intimiste, il n’explosera pas vos enceintes, mais présente une bonne tenue d’ensemble. A noter que des sous-titres pour sourds et malentendants sont disponibles. Du beau travail.

Frédéric Mignard, Virgile Dumez


Les avis des internautes

 

> Contre-enquête

Par vincentho

Echaudé par la critique presse assez négative, j’ai finalement trouvé ce film très regardable. A noter toutefois les décors très convenus (la maison d’architecte en banlieue parisienne, la ferme retapée sous le soleil de l’ami Ricoré, la caravane perdue dans un champ où vit une marginale,...)

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