Aventures d’un autre temps pour le duo Terence Hill et Bud Spencer qu’on a connus plus rigolos... quand on était petits !
L’argument : Slim, le mince, et Tom, le gros, sont cousins germains. Ils ont du mal à se supporter et se disputent souvent. Pourtant, lorsqu’il s’agit de se débarrasser d’importuns tels que les hommes de Jack Hammer Ormond, un trafiquant d’ivoire établi en Afrique, les deux gaillards se serrent les coudes. Pour faciliter son trafic, Ormond projette de construire un port le long du fleuve, là où la population locale a bâti ses cases. Mais Slim et Tom, qui habitent au même endroit, n’ont pas l’intention de se laisser expulser. La force tranquille de Tom a vite fait d’effrayer les sbires d’Ormond, qui lui proposent alors un marché : contre argent comptant, Tom laisse les bulldozers faire leur travail. Trop heureux de pouvoir jouer ce tour à son cousin, il accepte le marché...
Notre avis : Avec 2.2M d’entrées, Cul et Chemise s’est hissé à la 10e place du box-office hexagonal de 1979 en France. Un score éminemment élevé pour un film plat qui démontre bien les différences de goûts du public à travers les décennies. Plus ruraux, moins sophistiqués que nos compatriotes d’aujourd’hui, et toujours friands d’exotisme bon marché, les Français des années 70 suivaient avec fidélité les pitreries du sympathique duo Bud Spencer et Terence Hill qui ne donnaient pas dans la subtilité de jeu et d’humour. Pour leur 13e aventure commune, les deux compères ont fait confiance au producteur Italo Zingarelli qui les suit depuis une dizaine d’années, celui-ci a co-écrit et réalisé cette escapade en Afrique, après 9 ans d’absence derrière la caméra. Autant dire qu’au niveau de la réalisation, Zingarelli n’assure pas, laissant les deux comédiens un peu livrés à eux-mêmes, dans une avalanche de scènes de bastons avec une brute locale et ses hommes, coupables de vilains safaris et de trafic d’animaux.
Sur le même rythme binaire que leurs précédentes péripéties, Cul et Chemise affiche une solide complicité entre le brun costaud, brute et sans trop de cerveau, et le blond rusé, tous deux ici liés par le sang, puisqu’ils sont cousins.
Cette gentillette aventure africaine qui critique le néo-colonialisme qui sévit en Afrique via le tourisme et l’économie, se regarde bien plus difficilement aujourd’hui qu’il y a trente ans...
La chanson du film :
La bande-annonce :