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Darktown strutters - la critique + test DVD

Don’t mess with the black girls !

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- Durée : 1h20mn

Du burlesque foutraque mangeant à tous les râteliers avec un certain plaisir jubilatoire.

L’argument : Au cœur du ghetto de Watts, une horde de bikers masqués du Ku Klux Klan, épaulée par une armée d’hommes cochons, sème la terreur dans les rues de la ville. Alors que les habitants des quartiers noirs disparaissent mystérieusement les uns après les autres, la belle Syreena et son gang d’amazones organisent la résistance en patrouillant dans les faubourgs de L.A. sur de superbes bolides chromés.

Notre avis : Darktown Strutters est réalisé par un vétéran du cinéma et de la télévision américaine, William Witney, alors en fin de carrière après 50 ans de bons et loyaux services, notamment aux commandes de nombreux westerns et d’épisodes de Zorro. Le bonhomme âgé de 60 ans goûte à la Blaxpoitation, genre communautaire très en vogue à cette époque et offre ce que le bon goût qualifierait de navet, mais que les amateurs de curiosités décriront comme une pépite du genre.
Mauvais, le film l’est sûrement, mais tout en étant jubilatoire. Cette grosse comédie déploie tous les gags burlesques - des son Z à base de coups de klaxon aux effets de mise en scène (accélérés à la Benny Hill), en passant par des délires visuels que ne renieront pas quelques années plus tard les auteurs de Y a-t-il un pilote dans l’avion ?. Foutraque dès les premiers instants jusque dans l’excès, le scénario convie la subversion anti bourgeoise inhérente à son époque, à l’instar du cinéma de John Waters qui lui officiait en parallèle dans la gayxploitation.
Bref, les amateurs de cinéma culte savoureront à juste titre ce combat entre Amazones noires empreintes de black attitude, et membres du Ku Klux Klan déguisés en cochon. Le tout sur un fond de musique funky de l’époque (le film vire même parfois carrément à la comédie musicale) et avec la belle James Bond girl Trina Parks, ici désespérément à la recherche de sa maman Cendrillon !

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Le DVD

Les suppléments :

Premier bonus, 38mn de documentaire où l’on suit un passionné (Foxy Brown) dresser un historique assez complet, genre par genre, de toute la blaxpoitation ! Attention, le docu comporte un bogue, pour pouvoir voir la suite, il faut cliquer sur chapitre suivant lors du visionnage de la première partie.
On passe ensuite aux trailers ; on adore toujours autant la présence de 10 bandes-annonces d’époque qui nous en font voir de toutes les couleurs !
Sans rapport avec le programme principal mais tout de même très drôle, on se réjouira de la présence d’un extrait de Death drug où l’on aperçoit dans un supermarché le comédien Philip Michael Thomas, sous LSD, en proie à une crise d’hallucination ahurissante...

L’image :

La définition est assez grossière, mais la copie est lumineuse. L’intérêt est de toute façon ailleurs.

Le son :

Une piste unique nous est proposée en VOstf. C’est pas du bon son, mais au moins c’est largement suffisant pour prendre son pied lors de la découverte de cette réjouissante curiosité.

Frédéric Mignard




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