Very bad road trip pour duo incongru... On se marre et pas qu’un peu !
L’argument : Cinq jours séparent Peter Highman du jour où il sera père pour la première fois, au terme de la grossesse de sa femme. Tandis qu’il se dépêche de prendre un vol d’Atlanta pour être à ses côtés pour la naissance, ses meilleures intentions s’en vont à vau-l’eau. Une rencontre fortuite avec Ethan Tremblay, un acteur en quête de reconnaissance, force Peter à faire de l’autostop dans une virée qui va le mener à travers le pays, détruisant au passage plusieurs voitures, de nombreuses amitiés et sa dernière résistance.

Notre avis : En allant voir Date limite, il est impossible de ne pas penser à la comédie de l’année 2009, Very bad trip. Même studio derrière le bébé, Warner. Même équipe technique (décorateur, costumier, compositeur...), mêmes producteurs. Dans le casting on retrouve Zach Galifianakis - le "gros beauf cracra" de Very bad trip, ici toujours à fond dans l’humour gras et dégueulasse. Et surtout même réalisateur (également coscénariste), Todd Phillips qui rejoue ici la carte de son Road Trip, teen movie de 2000 produit par Dreamworks où il était question d’une bande de potes en vadrouille à travers les USA. Ici par contre, ce ne sont pas deux copains mais deux personnalités fortes que tout oppose qui se retrouvent, bon gré mal gré, enfermées dans la même voiture pour une longue traversée de l’Amérique d’est en ouest.
Ils se détestent, enfin l’architecte droit et intègre joué par Robert Downey Jr le hait pour tout ce qu’il représente. A savoir un bon bougre cradingue et excentrique, drogué et efféminé, accompagné d’un chien qui a la même manie que son maître, en l’occurence de se masturber pendant 35 minutes avant de s’endormir. Bonjour l’ambiance nocturne dans le véhicule.
Le point de départ de l’intrigue est évidemment archi rebattu. Une rencontre qui commence mal à l’aéroport puis à bord d’un avion. Elle provoque des catastrophes et des quiproquos à la chaîne, mais finit par la naissance d’une grande amitié. Niveau désastres et situations rocambolesques, c’est l’avalanche : ils sont virés d’un avion et se retrouvent bannis de ce moyen de transport, ils perdent leurs documents d’identification, provoquent un carambolage impressionnant, rencontrent un ancien soldat handicapé qui va leur mettre la pâtée, "stones", ils jouent au malin avec la douane mexicaine... Le résultat est hilarant et spectaculaire dans les cascades où ils cassent pas mal de véhicules. Tout ceci anime plus qu’il n’en faut la comédie routière.
Dans ce délire enlevé où finalement l’on croise peu de personnages extérieurs et où l’on reste souvent en huis clos en voiture, il se passe beaucoup de choses. Pas question que le rythme lambine. Ce dernier est constant, celui d’une comédie bien emballée qui est loin d’avoir dépassée sa date de péremption. En quelque sorte, un very good trip.
La bande-annonce : ICI
