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Derrière les murs - la critique

Derrière les murs, une grande actrice : Laetitia Casta

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Un duplicata français de L’orphelinat. Un peu longuet, mais finalement captivant grâce au jeu incarné de Laetitia Casta.

L’argument : Auvergne, 1922. Suzanne, jeune romancière, décide de s’isoler à la campagne pour écrire son nouveau livre. Mais peu à peu des visions et des cauchemars font leur apparition tandis que de mystérieuses disparitions de petites filles sèment le trouble dans le village...

Notre avis : Premier film avec son lot de défauts (réalisation sans fluidité, inspiration trop marquée), Derrière les murs peut faire plus peur au premier coup d’oeil que son histoire de fantôme à l’espagnol qui n’a, pour le coup, aucune once d’originalité (vous avez vu L’orphelinat ? Cela pourrait être son remake). De plus, son argument de vente (premier film français tourné en 3D) n’en est pas un, l’intégration du relief est là pour inoculer un sens constant de la profondeur de champ, ce qui n’est pas désagréable à zyeuter, mais un peu aride dans les effets propices pour éveiller les sens, dans une oeuvre qui manque de rebondissements fantastiques, à l’exception de quelques apparitions de gamines à cheveux longs et de quelques invasions de bons gros rats de campagne. Est-ce pour autant que l’on passe un mauvais moment ? Non.
La bonne surprise dans cette entreprise de recopiage, c’est la sincérité des auteurs qui ne pompent pas pour exploiter, mais s’inspirent pour recréer un univers qui les touche. Le décor champêtre du début du siècle dernier, marqué par la magnificence d’une gigantesque propriété en pleine décrépitude, est un plaisir de cinéphile qui ressent toute la cinégénie des lieux. Il faut ajouter à cela des souterrains cachés dans la demeure, où une écrivaine vient chercher l’inspiration et oublier la mort de sa fillette. Les lieux sont propices aux cauchemars, aux fantasmes... mais tout de même, finalement bien peu exploités, car si la folie gagne le personnage principal, avec toute l’ambiguïté d’interprétation que cela implique pour le spectateur, les secrets de cet antre ténébreux restent entiers !
Mais encore une fois, peu importe la lenteur, l’ambiance compense, et peu importe les lacunes du script... on a les acteurs. Et, dans un casting plutôt de haut vol (Jacques Bonnafé, Thierry Neuvic, Roger Dumas), se démarque surtout Laetitia Casta, toujours sublime, et en pleine possession de ses moyens d’actrice ; elle incarne un personnage au bonheur passé, qui s’est réfugié dans l’obscurité. Froide, dure, insaisissable, elle sert de vecteur d’émotions à un film un peu creux, mais empli de générosité, notamment la sienne, celle d’une grande comédienne en devenir.

Frédéric Mignard




Les avis des internautes

 

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Par roger w

Si les cinéastes ne sont pas trop manchots et si Laetitia Casta confirme qu’elle est devenue une bonne actrice, Derrière les murs déçoit tout de même fortement à cause notamment d’un scénario aux abonnés absents et qui laisse entrevoir ses béances lors d’un final peu convaincant. Quid des sous-intrigues visant à nous paumer ? Elles disparaissent et nous laissent aux prises avec une copie un peu pâle de L’orphelinat. Sympathique à suivre tout de même, mais (...)

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