Durée : 1h24mn
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Une fable qui s’essouffle trop vite pour retenir l’intérêt.
L’argument : Les aventures de quelques dikkeneks, personnages du commun, fanfarons, gouailleurs et brutaux. Tous recherchent l’amour mais ils ont de bien curieuses façons de s’y prendre.
Notre avis : Dikkenek démarre comme une fable belge, avec ses personnages bien campés et prêts à nous raconter sur 1h30 et avec humour leur quotidien de misère et de violence. Donc au début, on rit. Car ils sont effectivement hauts en couleurs tous ces crétins vulgaires et hâbleurs, bien plus répugnants que les cochons dont ils font les Frikadellen. Mais très vite le film s’essouffle par son manque de construction. S’apparentant à une suite de sketches plus ou moins réussis, servis par des acteurs plus ou moins en veine - curieusement, Marion Cotillard et Jérémie Rénier, qu’on a connus excellents à plusieurs reprises, ne son guère convaincants ici - et par des dialogues plus ou moins (mais malheureusement trop souvent moins) percutants, Dikkenek devient peu à peu aussi médiocre que ses héros.
Le film ne parvient pas au statut de film "de génération" qu’il semble tenter d’acquérir, en singeant sur le mode comique un film comme Trainspotting par exemple. Ici la musique, loin de créer un rythme, n’est qu’un bruit assourdissant qui ne réussit pas à faire oublier l’absence de rythme des images qu’elle illustre. Et l’on n’est finalement guère surpris que l’intensité, au lieu de monter au fil de l’"histoire" dégringole peu à peu jusqu’à un happy end rassurant où tous ces affreux (du moins ceux dont l’histoire est suivie car plusieurs semblent s’être perdus en route) se découvrent sous leur bon jour (car chacun en a un, n’est-ce pas ?) et font amende honorable de leur méchanceté passée.
