Projection réussie du nouveau HONG Sangsoo, l’un des maîtres du cinéma coréen. Avis...
L’argument : En arrivant à Séoul, Seongjun essaie en vain de joindre au téléphone son ami qui habite Bukchon quartier. En se promenant ce quartier, il rencontre par hasard une actrice qu’il connaissait. Ils échangent des nouvelles, puis se séparent. Dans un bar à Insadong où Seongjun, seul, passe pour avoir quelques verres, les étudiants en cinéma lui proposent de les joindre. Avant, Seongjun était réalisateur. Soûl, il se dirige vers l’appartement de son ex-copine.
Le lendemain, ou à un jour indéterminable, il se promène encore le même quartier, rencontre une actrice, puis se sépare. Accompagné de son ami et une jeune professeur, il va dans un bar ‘Roman’, dont la patronne ressemble beaucoup à son ex. Pour elle, il joue du piano.
Le jour qui suit, ou à un jour indéterminable, Seongjun et son ami se promènent dans la cours d’une bibliothèque : Seongjun raconte ses souvenirs de la fille qu’il y a rencontrée puis suivie. Le soir, ils vont boire avec un acteur en retraite, qui est revenu du Viêt-nam. Ces trois rejoins la jeune professeur, puis vont au bar Roman. Sous l’effet de l’alcool, Seongjun finit par embrasser la patronne.
Seonjun aurait pu passer plusieurs jours à Séoul, ou bien il est toujours en train de passer son premier jour. Il aurait tiré la leçon de la retrouvaille de son ex, ou bien il devrait recommencer avec la femme qui ressemble beaucoup à l’autre. Malgré tout ça, il doit continuer à vivre le temps qui lui est donné.

Avis à chaud : D’aucuns affirmeront que HONG Sang-soo fait toujours le même film, avec ces personnages d’éternels adolescents, réalisateurs ou étudiants en cinéma, ces beuveries interminables autour d’un saké, ces mijaurées interchangeables d’œuvre en œuvre, ces marivaudages insouciants et prévisibles... Mais le cinéaste le fait bien, et le charme est intact, à commencer par cette fausse improvisation cachant une esthétique cohérente et aboutie. Un charme irrésistible.
Notes :
HONG sangsoo faisait partie de la sélection Un Certain Regard à Cannes en 2010 avec le très réussi Ha ha ha
En 2009, il présentait Les femmes de mes amis à la Quinzaine des réalisateurs
En 2004, il était en compétition officielle avec La femme est l’avenir de l’homme
En 2000, il proposait La vierge mise à nu par ses prétendants dans la catégorie Un Certain Regard