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Esther - la critique

Je tue ils

- Durée : 2h03mn
- Titre original : The Orphan

Un bon rebondissement final ne parvient pas à sortir Esther du classicisme ambiant. Bref, un thriller horrifique pas désagréable pour un sou, mais par trop conventionnel.

L’argument : Après avoir perdu l’enfant qu’elle attendait, la fragile Kate voit ressurgir les douloureux souvenirs d’un passé qu’elle préférerait oublier. Hantée par des cauchemars récurrents, et décidée à retrouver une vie de couple équilibrée, elle fait le choix, avec son compagnon John, d’adopter un enfant. A l’orphelinat voisin, Kate et John se sentent étrangement attirés par une fillette, Ether. Mais Kate ne tarde pas à découvrir la face cachée de la " douce " enfant. Autour d’elle, personne n’a rien remarqué, et nul ne semble partager ses doutes et ses inquiétudes...

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Copyright Warner France distribution

Notre avis : Après un joli score aux USA, c’est en grande pompe que Warner a dévoilé Esther à la presse parisienne. Le thriller horrifique avec sa figure enfantine diabolique serait-il une nouvelle date dans le genre ? Que nenni ! Esther offre à peu près tout ce que Joshua nous proposait, et sans originalité, il y a à peine deux ans déjà, à savoir une enfant manipulatrice qui caresse un sombre dessein destructeur vis-à-vis de sa famille. D’ailleurs, de surcroît, on y retrouve la même actrice (la toujours très juste Vera Farminga) dans la peau de la mère (ici adoptive), torturée par son rejeton faux-jeton et forcément accusée de paranoïa et de dépression, voire ici d’alcoolisme.

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Copyright Warner France distribution

Vous l’aurez compris, Esther est un énième film d’enfant meurtrier qui ne révolutionnera pas le genre de par son ambiance classique et son script à clichés. Malgré l’aisance visuelle de la caméra de Jaume Collet-Serra (La maison de cire), une jeune actrice de 11 ans étonnante (Isabelle Fuhrman aporte à son personnage une délicieuse perversité) et surtout un rebondissement final aussi efficace que fédérateur, le spectacle est un brin trop long (2h00) pour le peu qu’il a à offrir. Les effets gratuits sont privilégiés à la subtilité et forcément, l’efficacité sera surtout optimale auprès du public jeune et des damoiselles peu enclines à ce type de cinéma.

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Copyright Warner France distribution

Les vrais amateurs d’épouvante risquent de trouver cette tentative de subversion (du mâle par le Mal) un peu trop policée pour prétendre aux mêmes sphères horrifiques que l’impitoyable The children, sorti sans bruit en octobre dernier. Celui-ci avait su pourtant distiller un effroyable sentiment de démence et de violence lorsqu’Esther procure l’amusement. Deux approches de l’angoisse totalement différentes. On vous laisse faire votre choix.

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Frédéric Mignard

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Les avis des internautes

 

Esther - la critique

Par ’Boo’Radley

Les invraisemblances et les trucs habituels du suspense sont évidemment au rendez-vous mais intégrés dans un spectacle assez bien réalisé pour que nous les acceptions. Si « Orphan » n’atteint pas, loin s’en faut, le niveau des classiques du film d’épouvante dont il est l’héritier (« The Exorcist », « The Omen »), disons qu’il fonctionne plutôt bien sous sa forme la plus élémentaire. A chaque situation paroxystique, les rires fusent dans la salle comme une libération : le public du samedi soir est (...)

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> Esther - la critique

Par roger w

Evidemment le film entier est un énorme cliché du film de genre. Déjà vu des centaines de fois, ce thriller horrifique a toutefois le mérite de bénéficier d’une réalisation efficace. On est sans cesse stresser et tenu en haleine par une intrigue qui se termine par un twist final plutôt inattendu. Du bon boulot.

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