Durée : 1h41mn
Année de production : 2009
Un thriller estudiantin bancal où "l’angoisse de la page blanche" prend un tout autre sens.
L’argument : Jeunes loups aux dents longues, huit candidats se présentent à l’examen crucial qui leur permettra de rejoindre les rangs d’une société influente. Réunis à l’intérieur d’une pièce hermétique, ils disposent d’une feuille vierge, d’un crayon et de 80 minutes pour trouver la bonne réponse. Mais quelle est la question...?
Notre avis : Premier long métrage de son réalisateur Stuart Hazeldine, Exam a marqué la production britannique malgré son petit budget, puisqu’il fut nominé aux BAFTA Awards ainsi qu’aux British Independent Film Awards peu après sa sortie. Pourtant, ce huis clos anxiogène, qui s’appuie sur une idée forte, est toujours inédit en France, malgré sa présentation à Dinard en octobre 2010. Un mauvais signe ?
il est vrai qu’il est impossible de ne pas penser à Cube de Vincenzo Natali, lorsque l’on découvre Exam qui partage la même ambiance claustrophobe et la thématique de l’entraide pour la survie. Sur fond de darwinisme social, ce long métrage présente ainsi huit candidats aux personnalités diamétralement opposées dans leur lutte pour le succès. Chacun doit manifester toutes les capacités intellectuelles nécessaires à la résolution de l’énigme en jeu, ce qui fait à la fois la force et la faiblesse du groupe.
Si l’on se laisse facilement prendre au jeu et que l’on se surprend même à chercher la solution de ce casse-tête, l’ensemble, plutôt poussif, déçoit. Les acteurs et la mise en scène sont, certes, convaincants, les plans épurés et l’atmosphère d’enfermement séduisent aussi, mais le scénario s’avère par trop superficiel. Les personnages stéréotypés et le médiocre twist final procurent même la désagréable impression d’avoir été roulé dans la farine.
Si Exam esquisse en ombres chinoises une critique sociale sur le monde de l’entreprise, le long métrage bascule sous le poids des maladresses et longueurs. En bref, le suspense se suit, mais il manque bien là la rigueur de Marcelo Pineyro dans La méthode. Dommage....
