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Femmes entre elles - la critique

Identification de la solitude

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Note moyenne des internautes :

Première analyse de l’incompréhension entre les êtres, Femmes entre elles est une chronique désabusée qui porte en germe tous les thèmes chers à Antonioni.

L’argument : A Turin, où elle doit monter la succursale d’une maison de couture, Clelia fait la connaissance d’un groupe de gens, liés entre eux par les jeux de l’amour, du hasard et du suicide...

Notre avis : Si l’oeuvre d’Antonioni est bien connue à partir du choc causé par L’avventura (1960), le cinéphile aurait tort de négliger ses premiers longs et notamment ce Femmes entre elles au titre français à la lisière du contresens. Effectivement, ce métrage inspiré d’une nouvelle de l’écrivain Cesare Pavese, n’est en aucune façon la description d’un rapprochement entre êtres d’univers différents, mais bien plutôt une analyse profonde de l’écart grandissant entre les individus dans une société moderne marquée par la solitude et l’incompréhension. D’un pessimisme radical qui le poussa au suicide, Pavese était un auteur qui ne pouvait que toucher le coeur d’Antonioni. Ce dernier ne cessera par la suite d’illustrer cette théorie selon laquelle nous sommes tous seuls dans un monde où aucune communication autre que superficielle n’est possible.
Formellement très classique, ce quatrième opus antonionien ne bouleverse en aucun cas la grammaire cinématographique, ni même scénaristique, mais possède tout de même de nombreux atouts. Son analyse des relations entre hommes et femmes, marquées par une totale incompréhension mutuelle est d’une belle pertinence et annonce tous les thèmes qu’il développera par la suite. Illustré par une musique pop assez joyeuse, Femmes entre elles se charge progressivement d’une gravité que l’on ne soupçonne pas au départ. Quand les couples se forment pour mieux se déchirer, le spectateur comprend qu’il n’y aura pas de porte de sortie confortable et que chaque personnage ne pourra que repartir seul pour se perdre dans la grisaille du quotidien ou dans la mort. Sans aucune lourdeur et sans jamais marteler son message, Antonioni impose lentement sa petite musique pessimiste, soutenu par un casting essentiellement féminin : Yvonne Furneaux et Eleonora Rossi Drago tirent particulièrement bien leur épingle du jeu dans des rôles pas si évidents. Les membres du jury du festival de Venise de 1955 ne s’y sont pas trompés en lui décernant le Lion d’argent, récompense amplement méritée pour cette oeuvre aux allures modestes, mais dont l’ambiance désabusée emporte le morceau.

Virgile Dumez


Biographie

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Was written a lot of gcse physics coursework about this film with duifferent opinins about it sense.

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