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Game of werewolves - la critique

Une parodie qui a du chien !

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Cette parodie des films de monstres des années 30 est un divertissement généreux qui ne lésine pas sur les gags et sur l’hémoglobine. A découvrir à l’Etrange Festival.

L’argument : Au début du XXe siècle à Arga, un village de Galicie, une terrible malédiction a transformé le fils de la marquise de Mariño en loupgarou. Cent ans plus tard jour pour jour, Tomás, dernier descendant de la famille, revient dans son village d’origine pour une cérémonie en son honneur...

Notre avis : Alors qu’il a déjà deux parodies à son actif (l’une d’espionnage et l’autre policière), le réalisateur Juan Martinez Moreno s’attaque cette fois au film d’horreur. De quoi susciter deux réactions totalement opposées auprès d’une communauté de geeks très soudée : soit le culte immédiat si le cinéaste se montre inspiré et respectueux du genre qu’il met en boîte, soit un rejet en bloc. Game of werewolves semble bien appartenir à la première catégorie. Clairement amoureux du cinéma d’épouvante des années 30-40, et notamment des films de monstres de la Universal, Juan Martinez Moreno parvient ici à trouver le juste équilibre entre hommage et parodie. Ainsi, il reprend à son compte l’esthétique gothique de ces productions, y ajoute une bonne dose d’effets gore, le tout dynamité par une avalanche de gags qui font mouche la plupart du temps.
Doté d’un humour typiquement espagnol à mi-chemin entre les délires d’un Alex de la Iglesia version Le jour de la bête et quelques gros gags bien débiles à la Santiago Segura (l’inoubliable Torrente), Game of werewolves prend son temps pour installer son atmosphère et ses personnages, avant de révéler toute sa puissance comique dans une dernière demi-heure proprement hilarante. N’hésitant pas à montrer sous toutes les coutures ses monstres (aux maquillages très convaincants), à multiplier les morts violentes et même à jouer la carte de l’horreur pure lors de quelques séquences assez flippantes, le spectacle s’avère particulièrement généreux. Agrémenté d’une réalisation qui sait être efficace, la comédie ibérique atteint donc son but premier : divertir le public sans jamais le prendre pour un imbécile. Toujours respectueux d’un genre qu’il parodie avec une évidente délectation, Juan Martinez Moreno signe donc une comédie fort sympathique que les amoureux du Mel Brooks des années 70 ne devraient pas bouder.

Le film sera diffusé lors de l’Etrange Festival : le 09/09 à 19h15 ; le 12/09 à 19h00 et le 14/09 à 22h00

Virgile Dumez




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