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Goal 2, la consécration - la critique

Sur la touche

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La trilogie s’essouffle et diminue ses ambitions pour ne livrer qu’un produit simple(t) et sympathique à ses jeunes spectateurs.

L’argument : Grâce à un don exceptionnel pour le football, Santiago Munez est passé des bas quartiers de Los Angeles au club mythique de Newcastle United. 18 mois plus tard, alors qu’il est fiancé à Roz, son rêve de devenir une des plus grandes stars du football se réalise : il est transféré au Real Madrid. Il se retrouve dans l’équipe de Beckham, Zidane et Raul, et joue à leurs côtés.
Le jeune homme découvre la gloire et l’argent, mais tout cela menace son équilibre et son bonheur personnel. Tous les rêves ont leurs limites, et pour ne pas tout perdre, Santiago va devoir décider ce qui compte vraiment pour lui...

Notre avis : Quand Buena Vista donne son accord pour le lancement d’une trilogie spectaculaire autour de l’ascension sensationnelle d’un jeune joueur de foot qui va atteindre la gloire d’un Zidane ou d’un Beckham, tous les espoirs sont permis, y compris celui de détourner les d’accros du ballon rond vers les salles de cinéma. Le but ultime, parler aux millions de jeunes qui à travers le monde rêvent de gloire et de tournois prestigieux. Bref, en leur offrant la perspective de s’identifier au personnage de Santiago Munez, parti de rien de son ghetto de L.A. pour finir aux clubs mythiques de Newcastle United et du Real Madrid, les enjeux sont sur le papier colossaux.
Pas de bol, le premier volet aussi sympathique soit-il rate sa cible et sort dans l’indifférence générale dans le monde entier. Un bide embarrassant alors que la production des autres numéros était déjà engagée. L’échec commercial du premier Goal se fait malheureusement tristement ressentir tout au long de la projection de sa suite. Moins ambitieuse, moins motivée, elle a perdu de son impact. Le cinéaste Danny Cannon a laissé sa place à Jaume Collet-Serra, coupable d’une Maison de cire de sinistre renommée, qui filme sans conviction, à la façon d’un long clip vidéo, la consécration de Munez ainsi que ses préoccupations familiales et sentimentales qui, elles, sont dignes d’un épisode de Femmes de footballeurs. Si la psychologie et l’écriture ne sont pas les meilleurs atouts de cette saga, l’ensemble est paradoxalement sauvé in extremis par la simplicité de ses caractères qui lui confère une jovialité et un charisme relatifs. Goal 2 se suit sans déplaisir comme un nanar sympa et inoffensif et se pose avec son rythme de série télévisuelle ampoulée, à la frontière de la télé-réalité et du jeu vidéo, comme l’archétype même du produit qui a tout pour séduire son cœur de cible, c’est-à-dire les jeunes et désormais rien que les jeunes.

Frédéric Mignard