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Hell Night, une nuit en enfer - la critique

Démoniaque présence

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Un slasher surnaturel, avec l’égérie cochonne de L’exorciste, de bien piètre qualité, qui donne essentiellement dans le film de couloir...

L’argument : A la suite d’une fête annuelle, des étudiants investissent le manoir riche en histoires macabres d’une ancienne famille de notables. La terreur les y attend jusqu’au bout de la nuit.

Notre avis : Ce slasher méconnu du début des années 80 a été réalisé par un vrai bisseux issu du porno gay, Tom DeSimone. Le gars a également pas mal oeuvré dans les films de prisons de femme (Prison girls, en 3D, s’il vous plaît, 1972) et a même donné la parole au vagin avec un Chatterbox marrant (1977), sorti dans la lancée du succès international du Sexe qui parle (1975) de Claude Mulot.
Avec Hell Night, il donne dans la médiocrité absolue, jouissant d’une présence un peu bouffie de la star ado de L’exorciste, Linda Blair, qui sortait à peine de L’été de la peur de Wes Craven et qui atteignait avec ce film le paroxysme de l’embonpoint. Film de couloir où il ne se passe rien et où l’on s’agite dans un décor de manoir plutôt joli, mais terriblement vain, Hell Night s’affranchit dès le départ de toute prétention narrative avec un démarrage in media res où l’on nous insinue en plein coeur d’une fête estudiantine annuelle, mise sur pied par le jeune bourgeois local. Beuverie, pépés avec de jolis lolos et dialogues pas piqués des hannetons démarrent un métrage mou où les couples se font très vite pour se retrouver le reste de la nuit, isolés dans une étrange demeure au passé chargée en horreurs. Aux quelques pièges de farces et attrapes des jeunes nigauds, suivent hurlements, disparitions, massacres soft typiques du premier Vendredi 13 (source d’inspiration numero uno de DeSimone), le charme de la réalisation en moins.
Après beaucoup de courses poursuites dans des escaliers dignes du notoire Couloir de la mort de Gus Trikonis (The Evil, 1978), l’intrigue exsangue n’apporte plus le moindre sursaut au spectateur somnolent. Le gamin de 12 ans trouvera l’ambiance hors du monde joliment surnaturelle, les adultes trouveront ça totalement affligeant... en tout cas, en France dans les années 80, personne n’y a vraiment cru, puisqu’il fallu attendre 1990 pour pouvoir découvrir ce péril en la demeure, grâce aux mauvais goûts affichés du distributeur d’inédits vidéo Delta.


1981 - Hell Night - Tom DeSimone par Altanisetta

Frédéric Mignard




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