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J’aurai ta peau (1982) - la critique

La vengeance est un plat qui se mange chaud

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- Année de production : 1982

Remake d’un film policier des années 50, J’aurai ta peau est un thriller inégal qui s’impose surtout par son atmosphère sexy.

L’argument : Le meilleur ami du détective Mike Hammer, Jack, a été froidement abattu. Il n’en fallait pas plus pour que le célèbre privé, assisté de sa pulpeuse secrétaire Velda, cherche à se venger. Sa quête va le conduire dans une clinique de psychothérapie sexuelle douteuse, contrôlée par la CIA.

Notre avis : Roman culte datant de 1948, I, the jury de Mickey Spillane est le tout premier livre mettant en scène les aventures du détective Mike Hammer. Devant l’incroyable succès rencontré par le livre, le cinéma s’empare aussitôt du personnage pour livrer une première adaptation intitulée J’aurai ta peau, réalisée en 1953 par Harry Essex avec Biff Elliot dans le rôle principal. Ce film ayant rencontré un écho favorable auprès des spectateurs, le détective Mike Hammer allait revenir de nombreuses fois à l’écran au cours des années 50-60. Toutefois, le détective privé semble passé de mode durant les années 70 puisqu’il n’apparaît plus du tout à l’écran. Il faut donc attendre 1982 pour que le célèbre personnage revienne sur le devant de la scène avec un remake du film de 1953. Ecrit par Larry Cohen, le script s’éloigne pourtant du roman d’origine et propose une version bien plus audacieuse et sulfureuse qui mêle à la fois humour parodique, sexualité exacerbée et complot gouvernemental, là où le roman était bien plus timoré. Alors que le réalisateur du Monstre est vivant (1974) débute les prises de vue, il est tout bonnement remercié par les producteurs pour différend artistique, mais également parce qu’il ne semble pas capable de gérer au mieux un budget tout de même assez limité. C’est finalement le téléaste Richard T. Heffron qui arrive à la rescousse et sauve le projet de la noyade.
Le résultat final, loin d’être un désastre, souffre tout de même de cette conception douloureuse. Si le réalisateur Richard Heffron tente bien de transformer un script volontiers outrancier en une simple série B passe-partout, il laisse de temps à autre s’exprimer son goût pour le soufre. Il conserve tout d’abord des dialogues décalés, n’hésite pas à dévêtir ses actrices à la première occasion et s’engouffre même de temps à autre dans la parodie, notamment avec la séquence de la course-poursuite dans des voitures qui fonctionnent à l’alcool. Alors que l’enquête se révèle parfois poussive, le spectateur contemporain pourra tout de même se régaler de l’aspect hot d’un long-métrage qui ose mêler sexe et violence de manière décomplexée. Si Armand Assante n’est assurément pas le meilleur Mike Hammer de l’histoire du cinéma, il est heureusement encadré par des hôtes de charme dont la sublime Barbara Carrera (la séquence franchement érotique où elle se dévoile entièrement est sans aucun doute la meilleure du film) et la non moins séduisante Laurene Landon. Alternant séquences chocs (les actes criminels du tueur en série) et moments en creux (l’enquête qui piétine par instants), J’aurai ta peau demeure un film policier fort agréable à suivre.

Virgile Dumez




Les avis des internautes

 

J’aurai ta peau (1982) - la critique

Par Frédéric Mignard

Thriller eighties très sexy, J’aurai ta peau présente un Mike Hammer désinvolte dans une ambiance feutrée de film d’exploitation de l’époque (musique un peu Blaxpoitation, beaucoup d’érotisme, avec notamment la présence sublime de Barbara Carrera, une vraie violence et de l’action)... Attention aux dialogues en VF ! Ils sont à mourir de rire. Les collectionneurs se raviront de l’affiche de Landi, elle n’a pas pris une ride (...)

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