
JIPI
Ses avis
Polisse - La critique
Par JIPI
Une réalité fiction assez instable sur un hexagone au plus mal, malmené par des concepts aussi sordides qu’ingérables dont les principales victimes sont comme bien souvent les enfants otages de parents intellectuellement démunis à la moindre absence d’encadrement. Notre Marianne s’éteint lentement embourbée dans ces tranches de vies aussi vulgaires que pitoyables combattues quotidiennement par une police au bord de l’implosion proche d’une société en miettes ne faisant que répéter les dysfonctionnements de ses composants les plus défavorisés. Une lutte (...)
La révolte des machines
Par JIPI
Impressionnante image que cette caricature de l’Ouest câblée de la tête aux pieds, toute de noire vêtue étrangement semblable à l’un des sept magnifiques se libérant soudainement de tout contrôle par une procédure passant du pas déterminé à l’allure forcenée dans une traque ou la proie convoitée n’à pratiquement aucune chance d’en réchapper. Des machines supposées sans âmes passent subitement du néant à la perception. L’état corvéable n’est plus accepté, la détermination meurtrière remplace une soumission programmée. La robotisation docile laisse (...)
Roméo et Juliette
Par JIPI
Il était indispensable de dédier cet opus combattif et émouvant au concept dans lequel nous allons tous séjourner au moins une fois dans notre vie. Un jeune couple éclaboussé soudainement par une révélation tragique se partage entre transcendances et robotisations. Des concepts préalablement inconnus accompagnés d’une endurance hors du commun associée à quelques décalages festifs indispensables afin de ne pas laisser s’envoler de jeunes années dont l’équilibre se partage entre délires et responsabilités. Ce couple balloté entre effondrements et résurrections (...)
La tour infernale - la critique + test Blu-ray
Par JIPI
Un opus catastrophe bien ficelé avec en prime la constitution le temps d’un incendie mémorable de quelques grosses pointures Hollywoodiennes imposantes en leurs temps puis laissées pour compte pour être enfin rapatriées temporairement dans le produit concept de référence de ces années soixante dix ou les cinéastes américains consacrent leurs pellicules à la destruction en tout genre. Le récit tient bien la route en intégrant intelligemment une action soutenue formatée par le désastre d’une construction au rabais ceci alimentant parfaitement malgré sa virtualité le concept de (...)
Le passage d’une météorite
Par JIPI
Je suis venu, calme orphelin, Riche de mes seuls yeux tranquilles, Vers les hommes des grandes villes : Ils ne m’ont pas trouvé malin. A vingt ans un trouble nouveau Sous le nom d’amoureuses flammes, M’a fait trouver belles les femmes : Elles ne m’ont pas trouvé beau. Bien que sans patrie et sans roi Et très brave ne l’étant guère, J’ai voulu mourir à la guerre : La mort n’a pas voulu de moi. Suis-je né trop tôt ou trop tard ? Qu’est-ce que je fais en ce monde ? Ô vous tous, ma peine est profonde : Priez pour le pauvre Gaspar !. Ces vers de (...)
La première fois
Par JIPI
« Aucun des êtres que j’ai connu n’a autant fait pour me rendre plus sur de moi et plus incertain en me persuadant de mon importance et de mon insignifiance. » Merveilleusement nostalgique un été 42 repositionne le temps d’un souvenir un adulte sur son adolescence en lui restaurant le parfum de la plus belle aventure amoureuse de son existence. L’éveil contemplatif d’un rêveur sensible et voyeuriste à s’affirmer en découvrant et réalisant sur le terrain après une consultation attentive sur papier l’unique thème de conversation que l’on (...)
Fando et Lis - la critique
Par JIPI
Ce périple dans la poussière sous un paysage de Pierre laisse apparaître des personnages hallucinés, pervertis, destructifs ou auto destructifs transcendés par la liberté d’en jouir à l’extrême. Peur de la mort, violences corporelles, parodies sexuelles ne font que se déchaîner en utilisant le fouet, la boue, la prise de sang interminable, la peur du tombeau dominée par la mascarade d’un faux enterrement, l’ingurgitation abusive d’aliments le tout dans une progression extrêmement laborieuse en fonction des situations rencontrées. Une vieille dame (...)
2001 : l’odyssée de l’espace - La critique
Par JIPI
L’œuvre est reposante, lancinante, intensément interminable. Une eau de jouvence , un long sommeil battant à l’unisson d’un requiem de György Ligeti propulsant lentement sans espoir de retour deux privilégiés scrutés par un complexe électronique en manque de reconnaissance. Un concept évolutif inconnu activé par une éclipse traversant le temps rapproche le primate de l’homme du ciel. L’os devenu machine à tuer envoie dans les airs les rudiments d’un instinct fragile que l’homme devra transformer d’époques en époques en raison tout en (...)
La 317ème section - la critique
Par JIPI
« La France est notre mère qui nous nourrit avec des pommes de terre et des fayots pourris ». Les yeux de Pierre Shoendoerffer par l’intermédiaire de la caméra à hauteur d’homme de Raoul Coutard scrute un noir et blanc crépusculaire noyé sous les eaux. Un enfer vert sans couleurs potentiel d’une dernière demeure dévoile un ennemi lointain presque invisible réglant ses tirs de mortiers pendant qu’un Saint Cyrien et un baroudeur s’opposent mollement en débattant de stratégie. Les Rombiers managés à la dure ont des visages identiques que ceux que l’on (...)
La mort frappe ou elle veut
Par JIPI
La poche de Dunkerque malgré son paroxysme permet à certains de se recadrer dans des perceptions de bases corrigées en fonction d’un vécu hors norme. Maillat désabusé s’en prend à un Dieu absent donc consentant de tous ses massacres de bord de mer minimisé par Pierson rivé désespérément à ses doctrines théologiques de plus en plus contestées sur un terrain aveugle de générosité et de bonté que seul Alexandre parvient à maintenir à flots dans le pire des contextes. Sous les bombes l’absurdité à pignon sur rue. Aucun mérite n’est récompensé. La mort frappe ou elle (...)


















