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Journal intime d’une jeune fille en chaleur (Adorable Lola)

Lesbien raisonnable ?

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- Durée : 1h20mn
- Autre titre d’exploitation : Adorable Lola

Doté d’une réalisation intéressante et d’un point de vue original sur les rapports entre hommes et femmes, ce porno français des années 80 mérite sa bonne réputation malgré certaines faiblesses.

L’argument : Une jeune fille violée par son père est initiée aux plaisirs sexuels par Lola, une femme libérée qui n’a connu des hommes que la violence. Cette initiation permettra aux deux femmes de pleinement s’épanouir.

Notre avis : Faisant partie du haut du panier d’une production pornographique avare en spectacles intéressants, cette Adorable Lola distribuée sous le titre plus racoleur de Journal intime d’une jeune fille en chaleur est plutôt une bonne surprise. Ainsi, loin de ne réaliser qu’un divertissement érotique inoffensif, Gérard Kikoïne essaie d’approfondir les caractères de ses personnages et signe au final un film très inégal, mais plutôt original dans sa démarche. Tout d’abord, il faut bien attendre une bonne vingtaine de minutes pour assister à une scène de sexe assez dérangeante puisqu’il s’agit d’un viol particulièrement violent. Les hommes apparaissent dès le début commes des brutes épaisses incapables de donner du plaisir à des femmes martyrisées et condamnées à se consoler entre elles - ce qui donne lieu à quelques belles séquences de lesbianisme. Attiré par les atmosphères lourdes et anxiogènes, le cinéaste nous entraîne dans une quête du plaisir qui passe tout d’abord par l’acceptation de la violence.
Filmé avec un certain savoir-faire et interprété avec talent par de jolies actrices très impliquées, l’ensemble déconcerte par sa volonté d’errer dans des zones d’ombre de la psyche humaine, au risque de déplaire à beaucoup d’érotomanes machos. Malgré ce discours féministe qui débouche sur la découverte de l’amour, le réalisateur n’oublie pas de satisfaire les amateurs du genre avec quelques séquences devenues cul-tes depuis longtemps (la célèbre auto-fellation de Piotr Stanislas dans un compartiment de train ou encore la partie de jambes en l’air dans l’avion). Reste que certaines parties sont moins heureuses et provoquent le rire. La musique nous replonge parfois dans les pires tics du cinéma Z, tandis que certains dialogues valent leur pesant de cacahuètes. Alternant des situations saugrenues avec des notations psychologiques plus intéressantes, Kikoïne nous gratifie d’une œuvre décalée, trash et inévitablement inégale qui détonne toutefois dans le milieu du X.

Le petit cochon




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