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L’an 1, des débuts difficiles - La critique

Promenons-nous dans les bois...

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- Durée : 1h27mn
- Titre original : Year one

Une comédie complètement délurée qui revisite par l’absurde la préhistoire et les mythes anciens.

L’argument : Au tout début de notre ère, Zed et Oh, deux "chasseurs-cueilleurs" pas vraiment dégourdis, sont bannis de leur village natal par leurs congénères. Feignants, peureux et incapables de chasser, les deux compères se retrouvent livrés à eux-mêmes dans un environnement hostile, sans nulle part où aller. Ils décident, par conséquent, de quitter l’endroit qu’ils ont toujours connu pour s’aventurer vers l’inconnu...

Notre avis : Réalisée par le créateur de SOS Fantômes, Mafia Blues, Un jour sans fin et produite par Judd Appatow, le réalisateur de 40 ans toujours puceau et En cloque mode d’emploi, la comédie L’an 1, des débuts difficiles réunit présentement les ingrédients d’une farce à contre-courant... et l’on n’est pas déçu !
Jack Black et Michael Cerra campent des Laurel et Hardy de l’âge de pierre, bavards et maladroits. C’est d’ailleurs suite à une énième bourde du premier que les deux compères se retrouvent exclus de leur communauté et qu’ils partent à la conquête du vaste monde... qui s’en serait bien passé ! Ce départ peut être somme toute considéré comme un voyage spatio-temporel car, si le village laissait deviner une civilisation préhistorique, la suite de l’action multiplie les anachronismes : l’invention de la roue coïncide avec la mort d’Abel par son frère, tout le monde le sait ! Les héros des mythes grecs et bibliques se côtoient joyeusement sans souci d’époque, de lieu ou de probabilité. Ce melting-pot de (pseudo) divinités parodie allègrement, voire critique, toutes les traditions ancestrales et les récits qui fondent la culture populaire collective. Bien évidemment caricaturaux, tous ces personnages participent à la folie ambiante qui règne continuellement dans L’an 1, des débuts difficiles : aucune logique ne dirige le long métrage si ce n’est la bêtise incommensurable des acolytes qui n’a d’égal que leur maladresse !

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© Sony Pictures Releasing France

Quelques « blagues » scatologiques jonchent le récit, mais n’est pas John Waters qui veut : Jack Black n’est pas Divine et le clin d’oeil à la crotte de chien de Pink flamingos n’est ni drôle ni écœurante (quoi que...), juste hors-sujet ! Il est évident que le dernier film d’Harold Ramis n’a pas la prétention de faire intensément réfléchir son public mais, malgré quelques fautes de goût, le sens de l’a-propos et l’absurdité qui se dégagent de L’an 1, des débuts difficiles vous fera rire - un peu - pendant une heure et demi.

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© Sony Pictures Releasing France
Marine Bénézech


Biographie

Harold Ramis - notes biographiques

Quelques informations sur Harold Ramis.

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