Durée : 1h40mn
Titre original : Angel and the badman
Année de production : 1947
Sortie du DVD : 3 janvier 2010
Box-office France : 889.000 entrées
Dépourvu d’action et du moindre intérêt sur le plan stylistique, ce western de série en profite pour nous faire la morale à chaque bobine. La messe est dite !
L’argument : Un hors la loi est blessé pendant une fusillade. Il s’enfuit avant d’être recueilli par une famille de quaker contre l’avis général. Tout en se rétablissant il change petit à petit d’existence, de comportement, de morale. Même si le passé demeure. Même si un shérif continue à le traquer.
Notre avis : Après la Seconde Guerre mondiale, John Wayne est désormais une grande star et il décide de produire pour le studio Republic (chez qui il est sous contrat) cet ange et le mauvais garçon en 1947. Sans doute séduit par le script de James Edward Grant, par ailleurs reconnu comme un grand scénariste à Hollywood, le Duke incarne une fois de plus un personnage de gros dur au grand cœur amené à rencontrer l’amour dans une communauté de Quakers chez qui il a trouvé refuge. Malheureusement pour le spectateur contemporain, la réalisation du film a été confiée au scénariste lui-même dont se fut la première incursion derrière la caméra. Sans aucune originalité, sa réalisation ne sert qu’à platement illustrer une histoire édifiante où les méchants ne sont pas si mauvais et où des Quakers livrent leurs sermons toutes les deux minutes sans que l’on sente le moindre recul de la part des auteurs. Si l’on ajoute à cela quelques notations sur les « vraies valeurs » d’une Amérique bien-pensante, on se retrouve devant un western classique particulièrement ennuyeux.
Sans être foncièrement mauvais, cette énième production ne se distingue guère des clichés qui règnaient alors sur le western américain : le héros est forcément sans tache, les femmes sont attentionnées et dévouées, les enfants gentils et insouciants et les hommes de foi vertueux. En conclusion, L’ange et le mauvais garçon est le témoignage d’une époque révolue où les Américains croyaient encore de manière naïve en une société idéale à leurs yeux. Aujourd’hui, l’ensemble est à peine regardable.
Le DVD

Une édition plutôt correcte d’un film totalement démodé.
Les suppléments
![]()
Tout bonnement aucun.
Image
![]()
La copie utilisée a certainement fait l’objet d’une restauration vu l’âge avancé du métrage. Malheureusement, la définition n’est pas toujours optimale et les contrastes pas forcément bien gérés (les séquences nocturnes sont par exemple bien trop sombres pour être appréciées à leur juste valeur).
Son
![]()
L’éditeur propose tout d’abord une piste en VOSTF de bonne qualité malgré le passage des années. Ceux qui ne jurent que par la version française pourront opter pour une piste un peu plus nasillarde et comportant un passage en version originale (car le montage européen était différent de l’original, présenté ici).
