Accueil > Les réalisateurs > A > Annakin, Ken > L’appel de la forêt - la critique

L’appel de la forêt - la critique

Un chien qui vaut de l’or

Acheter sur Priceminister

- Durée : 1h40mn
- Titre original : Call of the wild
- D’après le roman de Jack London

Ces aventures dans le Grand Nord raviront toute la famille, malgré un casting trop hétéroclite et quelques faiblesses au niveau du scénario.

L’argument : Dans le Grand Nord américain, un aventurier se lie d’amitié avec un chien de traîneau. Ils doivent traverser ensemble de vastes étendues enneigées afin d’apporter du courrier aux prospecteurs qui participent à la ruée vers l’or...

Notre avis : Fort de son expérience personnelle durant la ruée vers l’or du Klondike, Jack London a publié de nombreux romans d’aventures ayant pour cadre le Grand Nord et la recherche désespérée d’un filon pouvant apporter la richesse. Les plus célèbres sont Croc-Blanc publié en 1906 et cet Appel de la forêt datant de 1903. De telles histoires, portées par un souffle épique qui a marqué des générations d’enfants, ont rapidement fait l’objet d’adaptations pour le grand écran. La version la plus célèbre du roman qui nous occupe a été tournée par William Wellman en 1935 avec dans le rôle principal Clark Gable.
Des producteurs européens décident en 1972 de mettre en chantier ce remake qu’ils confient à Ken Annakin, réalisateur chevronné ayant déjà montré son savoir-faire avec des œuvres commerciales comme Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines (1965) ou encore La bataille des Ardennes (1966). Il se dote d’un casting très hétéroclite (en raison des multiples coproductions) : si l’américain Charlton Heston est tout à fait à sa place dans ce rôle de héros au cœur tendre et au sens moral incorruptible, on ne peut pas en dire autant de la française Michèle Mercier qui fait ce qu’elle peut pour essayer de s’intégrer dans cet univers typiquement américain.
Raimund Harmstorf a également du mal à cacher son origine germanique, tandis que l’italien George Eastman semble sortir tout droit d’un western spaghetti. Ce manque de cohérence dans le casting nuit définitivement à un film qui se révèle bien plus convaincant dans les scènes d’extérieur et dans toutes les séquences animalières que lors des passages dialogués. Ainsi, le meilleur acteur est de loin Buck, un superbe berger allemand qui vole la vedette aux êtres humains dès qu’il apparaît à l’écran.
Le souffle de l’aventure parvient à emporter le spectateur grâce à une photographie magnifique et à des scènes impressionnantes (les affrontements entre chiens, ainsi que toute la séquence finale). On regrette d’autant plus certaines ellipses narratives particulièrement malvenues, sans doute dues à des coupes drastiques dans le scénario. Cette luxueuse production est donc très inégale, alternant sans cesse des moments de pure magie et des plans mal fichus, réalisés à coups de zooms disgracieux. La famille entière tombera tout de même sous le charme, ainsi que tous les amoureux de la nature sauvage et de nos amis à quatre pattes.

Virgile Dumez


Il n'y a pas encore d'avis pour ce film. Soyez le premier à proposer votre avis !

Votre avis