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L’arbre et la forêt - la critique

Sonate d’automne

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Note moyenne des internautes :


- Durée : 1h37mn

A mi-chemin entre le cinéma de Téchiné et de Bergman, ce drame familial intense s’impose aisément comme le meilleur film de ses auteurs. A ne pas rater.

L’argument : Frédérick fait pousser des arbres et, depuis près de soixante ans, cultive un secret. Autour de lui, seuls sa femme et son fils aîné savent la vérité sur son histoire. La mort de ce fils, avec qui il entretenait des rapports conflictuels, le conduit à révéler enfin à ses proches ce qu’il n’avait jamais pu dire.


Notre avis : Cela fait maintenant presque vingt ans que le duo Olivier Ducastel - Jacques Martineau nous enchante régulièrement avec leurs œuvres toujours marquées par un certain militantisme, notamment autour de la reconnaissance des gays. Cette thématique est une fois encore au cœur de leur nouveau long-métrage, même si nous nous garderons bien de révéler le fameux secret du personnage incarné par Guy Marchand, dévoilé seulement au bout d’une cinquantaine de minutes et constituant un véritable coup de tonnerre pour les protagonistes comme pour le spectateur, pourtant déjà mis sur la piste par quelques petits indices. Le duo nous convie cette fois-ci à un véritable drame familial qui évoque immédiatement les atmosphères chères à André Téchiné ou encore les affrontements psychologiques à la Ingmar Bergman. Autant dire que la comparaison doit être prise comme un sacré compliment car les auteurs parviennent par moments à égaler ces deux maîtres, grâce notamment à une écriture très fine et des dialogues percutants.

Avec une indéniable maîtrise de la psychologie humaine, les compères nous plongent au milieu des tourments d’une famille bourgeoise tout à fait ordinaire, mais dont le socle déjà passablement fragile vole en éclat lors de la fameuse révélation. Dès lors, chaque personnage se retrouve face à lui-même, à ses propres contradictions et à des choix douloureux. Partagés entre leur amour naturel pour leur famille et un rejet parfois viscéral, ces êtres ne sont jamais ni tout blanc ni tout noir et bénéficient d’un traitement toujours respectueux de la part des cinéastes. Ne condamnant personne et ne se posant jamais comme juges, Martineau et Ducastel font une fois de plus preuve d’une grande tolérance envers autrui, quel qu’il soit. Il faut dire que chaque personnage est défendu par des acteurs au meilleur de leur forme. Si Guy Marchand écope du rôle ingrat de l’être blessé et recroquevillé sur lui-même, il lui insuffle une dignité vraiment touchante. François Négret fait également un retour éclatant en fils jaloux et alcoolique, ce qui devrait lui valoir de nouvelles propositions alléchantes dans un avenir proche. Toutefois, les réalisateurs ont particulièrement soigné les rôles féminins qui, de Françoise Fabian à Catherine Mouchet en passant par la jeune Sabrina Seyvecou, arrivent à décrocher ici le plus beau rôle de leurs carrières respectives. D’une sensibilité à fleur de peau, sans jamais faire preuve de manichéisme et sans jamais chercher l’effet facile, L’arbre et la forêt s’impose comme un drame subtil qui trotte longtemps après la projection dans notre mémoire. La marque des grands films.

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© Ad Vitam
Virgile Dumez


Biographie

Olivier Ducastel & Jacques Martineau - notes biographiques

Quelques informations sur ce tandem de réalisateurs.

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Les avis des internautes

 

> L’arbre et la forêt - la critique

Par Norman06

Sur un sujet fort, un drame bourgeois qui n’évite pas l’emphase et la boursouflure, par ses personnages stéréotypés (François Negret, insupportable), et des maladresses de style (le recours surligné à Wagner). Mais Ducastel & Martineau se rattrapent par la direction d’actrices remarquables, dont la toujours lumineuse Françoise Fabian et la trop rare Catherine Mouchet.

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