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Durée : 1h33mn
Titre original : Battle for the planet of the apes
Le dernier épisode de la saga est loin d’être époustouflant, notamment à cause d’un cruel manque de moyens.
L’argument : Alors que le rêve de Caesar est devenu réalité et que les singes se sont émancipés des lois tyranniques des hommes, une nouvelle menace pèse sur sa petite communauté. Dans la cité interdite détruite par une bombe nucléaire subsistent des mutants qui veulent se venger des singes. Ils organisent l’invasion des villages où primates et hommes vivent en harmonie.
Notre avis : En 1973, les producteurs de la saga La planète des singes pensent cette fois-ci mettre un terme à une franchise de moins en moins lucrative au fil des épisodes. Mais au lieu de consacrer des moyens conséquents afin de donner aux fans une fin apocalyptique et crépusculaire digne de la renommée de la série, ils optent au contraire pour des restrictions budgétaires encore plus draconiennes que sur les précédents chapitres. Pourtant, le script de Paul Dehn était ambitieux dans sa volonté de retracer la dernière bataille entre singes et hommes afin d’arriver à une égalité parfaite. Il faut malheureusement rapidement se rendre à l’évidence : le cinéaste Jack Lee Thompson fait de son mieux pour cacher la misère, mais échoue la plupart du temps.
Son film, par ailleurs très court, commence par un résumé de plus de cinq minutes utilisant des images des autres épisodes, ce qui n’est jamais très bon signe. Puis, le cinéaste met en place son intrigue, bien plus anecdotique que dans les autres films et surtout totalement dépourvue de sous-texte politique. Sans doute en réaction au quatrième opus, violent et virulent, les producteurs ont pris soin, cette fois-ci, de ne froisser personne et de livrer un simple divertissement, pur produit d’exploitation totalement inoffensif. La présence du fils de Caesar permet même de faire machine arrière et de vanter les bonnes vertus familiales chères à Hollywood. Le pire intervient dans les vingt dernières minutes, lorsque la bataille tant annoncée commence. Malgré l’utilisation d’un montage rapide et de plans très serrés, Jack Lee Thompson a bien du mal à cacher la présence sur le terrain d’une dizaine de combattants mutants et d’une trentaine de singes à tout casser. L’ensemble devient même risible lorsque le son suggère une centaine de détonations tandis que l’image nous présente trois soldats tirant au milieu d’un champ désert. Restent une ambiance toujours agréable et une prestation convaincante de Roddy Mc Dowall et de Paul Williams. La bataille de la planète des singes (1973) termine donc pauvrement une saga à bout de souffle.
