Un pur délire scénaristique à la Lost qui nous emmène très loin dans la mise en abîme jubilatoire, avec une sacrée floppée de monstres inattendus. Incontournable pour les amoureux du genre !
L’argument : Cinq amis partent passer le week-end dans une cabane perdue au fond des bois. Ils n’ont aucune idée du cauchemar qui les y attend, ni de ce que cache vraiment la cabane dans les bois… Signé par deux maîtres de l’horreur, Joss Whedon et Drew Goddard, voici un film qui réinvente et repousse toutes les conventions du genre. Attendez-vous à découvrir un nouveau niveau de terreur...

Notre avis : Après des années dans un tiroir à la suite de la banqueroute de la M.G.M., La cabane dans les bois sort enfin dans nos salles avec une réputation en béton de pépite infernale ! Bonne nouvelle, la première réalisation du scénariste de Cloverfield et de la série Lost ne croule pas sous des monticules de poussière, au contraire, elle affiche une fraîcheur incroyable dans le domaine de la série B à formule dont elle se joue avec ironie, à l’instar de Kevin Williamson et de Wes Craven en 1996, époque du premier Scream. En effet, cette vieille cabane en bois vermoulu, évoquant des classiques comme Evil Dead et Cabin fever s’avère être une solide bâtisse à palier, qui s’amuse à contourner tous les axes primaires des teenage movies de l’épouvante, en désamorçant tous les clichés qu’elle convie sur son autel.
On pense aller voir un film de boutonneux sans une once d’originalité, avec des stéréotypes qui vont s’éclater dans les bois, aux abords d’un lac à la Vendredi 13. Certes, oui, c’est en partie ça, mais c’est vraiment la partie visible de l’iceberg. Même la bande-annonce qui évoque une double perspective avec des caméras de télé réalité disposées un peu partout dans la cabane, nous met sur une mauvaise piste. Mouais, c’est vrai, les mômes sont épiés, mais là encore par qui/quoi et pourquoi. Le mystère reste entier et ne comptez pas sur nous pour vous en dire plus... car ce qui fait l’essence même de cet avatar de Lost au cinéma, c’est bien sa quête intarissable d’originalité, le film se voulant hors de tout ce qui a pu se dire ou se faire chez ses prédécesseurs.
Donc on va descendre en enfer avec des gamins, massacrés à tour de rôle (attention, point de gore, juste quelques jets de sang ici et là, l’intérêt étant ailleurs), vers des sous-sols insolites où les monstres sont loin d’être ceux que l’on pourrait imaginer au premier abord. Slasher ? survival ? documenteur ? Mais dans quoi pourrions-nous classer cet OFNI iconoclaste ?
Donc, point de prise de tête avant d’aller rassembler les pièces du puzzle, il faut prendre cette bombe à retardement qui grandit tout au long de la projection, pour ce qu’elle est. Un pur plaisir de l’instant qui fera frémir les aficionados, ceux qui se lamentent à raison de ce qu’est devenu un genre jeté en pâtures au public via des suites et des remakes fadasses.
On avait donc l’impression d’avoir tout vu dans le fantastique, oui, tout sauf cela, ce best-of fichtrement bien argumenté de tout ce qu’on aime dans un mauvais genre qui a rarement été aussi bon, malgré quelques FX numériques craignos vers la fin qui démontrent des coupes dans un budget pas forcément à la hauteur des ambitions de ses auteurs. Mais là c’est chipoter tellement c’est le pied !

Par roger w
Pur délire que cette Cabane dans les bois dont on aime les partis-pris audacieux, mais dont on ne goûte pas forcément l’humour, un peu lourdingue. Toutefois, il faut signaler que le film parvient toujours à susciter l’intérêt et qu’il ne ressemble à rien de ce qui a déjà été fait dans le genre. C’est suffisamment rare pour l’apprécier.