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La légende de Despereaux - La critique

Des souris et des haines

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Note moyenne des internautes :

- Durée : 1h30
- Titre original : The tale of Despereaux
- Les photos

Par les concepteurs de Souris city, un conte médiéval assez sombre et peu amusant, qui saura faire aimer sa différence.

L’argument : Il était une fois un royaume enchanté, peuplé de gens éternellement heureux, dont le plus grand plaisir était de déguster chaque soir la soupe la plus succulente du monde. Mais un tragique accident enleva un jour la Reine à l’affection de ses sujets, laissant le Roi à jamais inconsolable. Sa fille, la Princesse Petit Pois, se languissait, ainsi que le bon peuple, soudain privé de soupe... L’espoir renaît lorsque vient au monde une petite souris aux très grandes oreilles : Despereaux Tilling. D’emblée, celui-ci se distingue par sa bravoure et ses ambitions démesurées. Despereaux rêve grand, très grand au regard de sa taille. Il se voit en chevalier, fer raillant contre d’horribles dragons et sauvant de belles princesses en détresse. Et justement, la princesse du royaume il devra sauver...

Notre avis : La légende de Despereaux est l’adaptation d’un best-seller pour bambins, à base de souris, de rats et de princesse malheureuse, vendu aux USA à 2 millions d’exemplaires. Il n’aura fallu attendre que six ans après la publication du conte pour que le grand écran puisse déployer les charmes de cette jolie histoire médiévale. Elle est retranscrite ici, par les concepteurs de Souris city, sans esbroufe, dans la grande tradition picturale moyenâgeuse, à grand renfort de palais royal vertical et sous-terrain, avec ses tours immenses, ses murs insensés, ses geôles et ses catacombes caverneuses. C’est tout un récit original qui est ici orchestré, mêlant le fantastique à l’univers des hommes, au monde des souris et à celui de l’obscurité des rats, viles et vilains.

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© Universal Pictures International France

Si le merveilleux - tout ce beau monde animalier parle, évidemment, jusqu’aux oreilles des protagonistes humains, et une créature fantasque composée de fruits et de légumes - Archim Boldo !!! - aide un cuisinier à préparer la soupe royale, est distillé par touche dans un cadre ancestral opportun, il s’accompagne d’un joli jeu de lumières, ou plus précisément de privation de lumières, puisqu’à la suite de la mort de la reine (dans une assiette de soupe), le monde de Dor se voit privé du breuvage, de pluie et de lumière, et se retrouve plongé dans la tristesse et la mélancolie.

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© Universal Pictures International France

C’est dans ce contexte que le vaillant souriceau Despereaux, qui rêve de chevalerie alors que ses parents tentent obstinément de lui inculquer les rudiments de la peur, pilier de la société des mulots, va vivre son initiation. Celle-ci, propulsée par sa curiosité et son courage, va le conduire jusqu’aux plus sombres des cachots, dans une arène contre un minet affamé, devant un public de milliers de rats sanguinaires. Et, tout petit à grandes oreilles qu’il est, il va rétablir l’espoir et l’ordre dans ce royaume endolori, accompagné d’un rat repentant. Pas trop tôt, l’animation, plutôt subtile, et fouillée dans ses décors, surtout souterrains, manque, il est vrai, de l’allégresse de Souris city. Une carence d’humour, certes compensée par le pictural, qui explique peut-être le succès modeste aux USA, pendant les dernières fêtes de Noël (50M$ pour un budget de 60 bâtons).

Les photos

Frédéric Mignard


Les avis des internautes

 

> La légende de Despereaux - La critique

Par roger w

Mignonne comme tout cette petite souris aux grandes oreilles. Dommage que le film manque un peu de rythme car l’histoire contée est plutôt jolie. L’animation a son charme, mais l’ensemble est peut-être un peu trop noir et pessimiste pour les plus petits. Un bon moment en tout cas.

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