Durée : 2h01mn
Titre original : Ladyhawke
Titre cinéma français : Ladyhawke, la femme de la nuit
Titre blu-ray : Ladyhawke
Sortie blu-ray : le 15 juin 2011
Romance et fantaisie médiévales dans ce joli film fantastique de Richard Donner estampillé années 80 à fond !
L’argument : Ladyhawke s’inspire d’une légende héroïque et surnaturelle du 13ème siècle. Cette terrible aventure médiévale conte la vengeance diabolique de l’Évêque d’Aquila qui brisa à jamais l’amour de Navarre et Isabeau, à la suite d’une trahison. Faisant appel aux forces du mal, il conclut un pacte innommable qui allait changer à jamais la destinée des deux enfants...
Notre avis : Véritable four en France avec à peine 269.000 spectateurs sur tout le pays, LadyHawke n’a pas pour autant excellé aux USA, finissant l’année en 48e place du B.O. local avec 18M$. Pourtant, dans l’esprit des ados de l’époque, ce conte médiéval du XIIIe siècle, repris à la sauce hollywoodienne, combinait pas mal d’éléments pour un succès. Tout d’abord Ladyhawke vendait un récit fantastique imprégné de romantisme où un couple maudit est perpétuellement séparé : la belle se transforme le jour en faucon et son preux chevalier, Rutger Hauer, se transforme à son tour dès la tombée de la nuit en loup. Au niveau des charmes féminins, c’était l’irréprochable plastique de Michelle Pfeiffer, en femme faucon, qui se collait à cet exercice "difficile". La future vedette américaine en profitait pour oublier l’échec de Grease 2 et affichait une volonté de toucher un public plus vaste que dans le violent Scarface de De Palma, sorti un an plus tôt. Ensuite, par souci d’identification avec les spectateurs visés par la production, le vrai héros du film était un ado débrouillard ; il sert ici d’intermédiaire entre les deux amoureux maudits. Incarné par le malicieux Matthew Broderick qui sortait tout droit de War games, le personnage ne pouvait que bien parler aux jeunes effrontés du moment (le comédien finira quelques mois plus tard dans l’archi culte La folle journée de Ferris Bueller). Enfin, à mettre au crédit du film, la mise en scène de Richard Donner (Superman, La malédiction) ; elle était pour l’époque plutôt enlevée. D’ailleurs fort de ses qualités d’artisan du divertissement, Donner allait enchaîner avec un gros succès pour mômes produit par Spielberg : Les Goonies
Ladyhawke est donc un pur film d’aventure des années 80, avec ce qui peut apparaître aujourd’hui comme naïf : une musique héroïque ancrée dans son temps, mélangée à quelques moments synthétiques et progressifs ; des effets spéciaux approximatifs qui refusent de montrer les transformations des héros en animaux, mais qui dégage encore à notre époque un charme fou. On apprécie aussi énormément les décors déployés qui ne sonnent jamais faux. Château en ruines, souterrains gigantesques, cathédrale magistrale...cotoient des décors plus intimistes de villages pour évoquer l’histoire européenne.
Bref, ça bouillonne d’énergie, de malice et de poésie, et, malgré tous ses menus défauts qui sont ceux du temps qui passe, Ladyhawke aujourd’hui vaut encore d’être vu et revu.

Un blu-ray proposé par la Fox à un petit tarif en raison de l’absence de suppléments, mais qui jouit de qualités techniques solides !
Les suppléments :
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On ne s’attendait pas à trouver le moindre bonus, et donc on se contente sans rancœur d’une bande-annonce. N’est-ce pas là l’essentiel ?
Les images :
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Pour une grosse série B d’époque, on est ravi de voir le bain de jouvence imposé aux images. Elles sont lumineuses et permettent d’appréhender les décors médiévaux comme jamais. Certes, le grain argentique peut se faire légèrement pesant par moments (bruit en basse-lumières), pourtant l’ensemble a été remarquablement nettoyé avec un apport colorimétrique considérable et une sacrée profondeur de champ. Le master est souvent superbe !
Le son :
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Proposé en 5.1 DTS HD Master en anglais et en simple 5.1 DTS en VF (bon doublage au passage), le film n’excelle pas dans la spatialisation et les arrières sont paresseuses, sauf quand il faut mettre en avant la musique culte du film signée par Andrew Powell du groupe Alan Parsons Project. En dehors de la musique, les éléments sonores passent avant tout par l’avant. Rien de rédhibitoire, puisqu’un minimum d’ambiance est quand même généré par les technologies actuelles et les voix restent relativement claires, y compris dans notre langue où le DTS est vraiment de bonne facture, sans être pourtant encodé en HD.
