Chronique d’une mort claironnée.
L’argument : Sami est hypocondriaque. Il n’a jamais de migraines, mais des tumeurs au cerveau, ses bronchites sont des cancers du poumon et il passe son temps à traquer les maladies que, par négligence, le corps médical ne lui a pas encore diagnostiquées. Evidemment, entre deux mélanomes foudroyants, il lui reste encore le temps de pourrir la vie de ses amis, surtout lorsqu’il leur annonce qu’il n’a plus que quelques semaines à vivre.
Notre avis : Le problème, c’est que ce pauvre Sami, dans sa grande détresse, pourrit aussi la vie du spectateur. Si l’hypochondrie est un talent, en percer les splendeurs et misères relève du même génie que, depuis Molière, la littérature a su exploiter avec éclat. Mais tout le monde ne peut pas s’appeler Huysmans ou Jerome K. Jerome, et Gérard Bitton et Michel Munz ne feront sans doute pas date dans l’histoire des malades imaginaires. On peut leur faire, dans une brève première partie, l’aumône de quelques sourires, mais rapidement, l’accumulation de clichés, la tête de cocker de Sami et les situations courues d’avance pèsent un peu. D’autant qu’on n’y voit jamais poindre la moindre trace d’originalité, mais plutôt une réinterprétation lourdingue de classiques qui n’ont rien demandé à personne. Le voyage en Inde n’est qu’une pâle reproduction de La chèvre, et le seul qui tire à peu près son épingle du jeu est encore le pauvre Pierre Richard à qui ça a dû rappeler des souvenirs, et qui incarne avec un certain bonheur un vieux baba cool tendance gourou.
On en arriverait presque à approuver le meilleur ami que Sami embarque dans cette galère, et qui se prend à rêver... Si seulement il pouvait mourir tout de suite !
Par minime
« La chèvre 2, le retour de la vengeance », voici comment aurait dû s’appeler ce film. Clovis Cornillac fait son Gérard Depardieu, Pascal Elbé, son Pierre Richard. Calquant la trame du film de Francis Veber, « le cactus » tourne en roue libre. Patrick l’arrogant bourru (ce qu’il dit, il le fait) traîne Sami, le boulet hypocondriaque comme un fardeau depuis l’enfance. A la suite d’un quiproquo, les duettistes vont s’embarquer dans un voyage initiatique en Inde. Si on remplace Patrick par Campana, Sami par Perrin, Inde par Mexique, le mimétisme saute aux (...)
Par nmp
Une comedie grinçante sur un ton de bonne humeur qui nous parle d’ un perpetuel malade imaginaire qui à cause de ses convictions va engendrer une suite de peripeties.J’ apprecie beaucoup Pierre Richard dans ce nouveau rôle, d’ autant plus qu’ il ne fait plus beaucoup de passage à l’ écran.
Par miroir
le voila l’acteur avec un grand a. clovis,exellent !!! aussi bon que sa méreet c’est pas peut dire.