Sortie DVD : le 12 avril 21012
Le film testamentaire de Bela Tarr disponible en DVD. Une pure merveille de cinéma contemplatif.
L’argument : Le 3 janvier 1889, sur la piazza Alberto de Turin, le philosophe Friedrich Nietzsche se jeta, en pleurant, au cou d’un cheval de fiacre épuisé et brutalisé par son cocher. Puis il perdit connaissance. Après cet évènement, il n’écrivit plus jamais et sombra dans la folie. Le Cheval de Turin raconte l’histoire du cheval, de son maître et de la fille de celui-ci, vivant tous les trois dans une ferme reculée.
Le film : Consacré à Berlin, Le Cheval de Turin est la plus belle des revanches pour Bela Tarr qui a réussi à imposer son intransigeance esthétique et, son ascétisme thématique aux cinéphiles français qui l’avaient un peu oublié depuis le magnifique Les Harmonies Werckmeister en 2003.
L’Ours d’Argent de Berlin expose une condition humaine égratignée par le labeur, la pauvreté, l’ignorance, un poids insupportable porté par les deux personnages silencieux de cette toile contemplative. La beauté du cadrage, la fluidité de la caméra lors de plans séquences magistraux et le décor naturaliste d’une incroyable précision, tout confine à la perfection, celle voulue par l’un des plus perfectionnistes des réalisateurs de son époque.
La critique : ICI

Les suppléments :
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Une leçon de cinéma avec Béla Tarr, lors de son passage au Centre Pompidou, nous est généreusement prodiguée. Un beau moment de cinéphilie qu’apprécieront les fidèles du grand Bela.
L’image :
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Définition assez primaire pour un pilier du cinéma contemplatif. On espérait un peu plus de rigueur dans le traitement de l’image.
Le son :
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Le son mono voulu par le réalisateur a été scrupuleusement respecté par l’éditeur. La piste originale hongroise, sous-titrée en français, n’a certes pas la force des productions actuelles, mais sait judicieusement distiller son ambiance en toute sobriété.
Disponible chez Capricci, Béla Tarr, le temps d’après, par Jacques Rancière (ouvrage critique, 7,95 euros)
