Cette deuxième chronique masculine signée Marc Esposito prend des allures de feuilleton télévisé et s’avère tristement égale au déjà médiocre premier Cœur des hommes.
L’argument : Alex, Antoine, Jeff et Manu, quatre amis, quatre ans plus tard. Leurs rapports avec les femmes, leur amitié, leurs secrets partagés, leurs sentiments de culpabilité, leur volonté de changer, de s’améliorer...
Notre avis : Avril 2003. Marc Esposito, ancien critique de Première et fondateur de Studio Magazine sortait sa première fiction, Le cœur des hommes, une chronique masculine douce-amère portée par ses chaleureux comédiens (Lavoine, Darroussin, Darmon et Campan). Le public est au rendez-vous, nombreux. Quatre ans plus tard déboule une suite sans crier gare. Mêmes personnages, mêmes acteurs, mêmes problématiques ou presque (infidélité du cœur et sexuelle, peur de se retrouver seul alors que l’âge avance, peur de la trahison et de passer à côté du bonheur qui ne cesse de se redéfinir...). Bref, les fans du premier volet vont être comblés, le cinéaste a choisi de rempiler à l’identique jusque dans la réalisation, toujours aussi sommaire. Les petites histoires de couple sont encore linéaires et d’une banalité supposée toucher monsieur Tout le monde et pourtant elles sont déclinées à n’en plus finir ouvrant même les portes à un éventuel troisième numéro, à l’instar d’un soap américain qui étale son vide scénaristique sur plusieurs saisons.
Si le film parvient à éviter de peu le beauf franchouillard, l’on peut remercier pour cela le joli casting mâle ostensiblement content de se retrouver de nouveau réuni. Son plaisir est un peu le nôtre. Esposito aime ses comédiens et les choie. Son affection réelle pour cette famille de cinéma se matérialise en particulier dans son goût pour les vedettes déchues des années 80. Après avoir sorti du placard Catherine Wilkening et Valérie Steffen dans le un, c’est au tour de Valérie Kaprisky de revoir sa carrière cinéma renaître. Sa présence au générique nous fait d’autant plus plaisir que cette ancienne Femme publique n’a pas perdu de son irrésistible fraîcheur d’adolescente. Dorénavant plus bourgeoise qu’insolente, elle rayonne à l’écran et constitue la seule surprise de cette sequel de circonstance qui bénéficiera pourtant sans mal de l’indulgence du grand public.

Le DVD
Cette édition double DVD comblera les fans de ce second volet.
Les suppléments

Quantité ne rime pas forcément avec qualité. La preuve avec cette édition qui aligne de nombreux modules à l’intérêt parfois très limité. Sur le premier disque, Marc Esposito se livre au difficile exercice du commentaire audio avec une certaine nonchalance qui finit par ennuyer. D’autant que le réalisateur n’a visiblement pas grand chose à dire. Sur le second disque, les amoureux du film pourront retrouver l’ambiance chaleureuse du tournage grâce à un making of de cinquante-deux minutes qui joue les prolongations. Sans le moindre commentaire, nous sommes invités dans l’intimité d’un tournage entre potes. L’ensemble est toutefois à réserver aux amoureux des quatre acteurs qui sont particulièrement mis en avant dans ce documentaire trop long ! Deux bonus quelque peu redondants montrent ensuite des scènes coupées et des chutes de rushes, vaguement intéressantes, parfois drôles, souvent ennuyeuses. Un extrait du spectacle de Marc Lavoine permet de retrouver les quatre compères en train de pousser la chansonnette (Les copains d’abord de Brassens). Leur talent vocal est également mis à contribution dans le dernier segment où ils chantent Gouine ta grand-mère. Reste à consulter deux galeries photos. Un contenu imposant certes, mais pas toujours très motivant.
Image & son
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L’image est de très bonne facture et ne laisse transparaître aucun défaut majeur. Les pistes sonores en simple stéréo ou en 5.1 sont efficaces, mais la seconde ne se distingue pas particulièrement à cause d’un rendu très frontal. On notera l’excellente initiative d’avoir inclus des sous-titres pour sourds et malentendants.
Par bbjj83
On retrouve avec plaisir ce quatuor mais cela ressemble plus à une suite obligatoire. Certes, le casting prend du plaisir mais nous un peu moins. Tout est tellement attendu. Quelques dialogues sont drôles. Mais pitié pas de Numéro 3...